COP21 : ces pays qui traînent des pieds pour ratifier l’accord de Paris

International
ENVIRONNEMENT – La Chine et les Etats-Unis, c’est fait. Mais de nombreux pays n’ont pas encore ratifié l’accord sur le climat signé en décembre à Paris. LCI fait le point sur les retardataires.

La France peut se frotter les mains, et Ségolène Royal saluer une "très bonne nouvelle pour la planète". Avec la ratification samedi par Pékin et Washington de l’accord de Paris sur le climat, le seuil nécessaire pour l’entrée en vigueur du texte dont avait accouché la COP21 en décembre se rapproche : la Chine représente à elle seule 20,09 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les Etats-Unis 17,89 %. Or, pour que cet accord par lequel la communauté internationale s’engage notamment à limiter la hausse de la température "bien en deçà de 2°C" soit validé, il faut que 55 pays totalisant 55% de ces émissions le ratifient selon leurs propres modalités (vote au Parlement comme en Chine, décret comme aux Etats-Unis…).

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COP 21 : Plus gros pollueur de la planète, la Chine ratifie l’accord de Paris sur le climat

Les regards tournés vers l’Inde, l’UE et la Russie

Mais pour l’instant, même avec ce feu vert des deux plus gros pollueurs de la planète, le compte n’y est pas, et l’entrée en vigueur de l’accord d’ici à la fin de l’année 2016, ardemment souhaitée par François Hollande, n’est pas assurée. Jusqu’à ce week-end en effet, seuls 24 pays étaient allés au bout du processus. Et il s’agissait surtout des petits Etats insulaires : prompts à ratifier car plus exposés au réchauffement climatique, ils ne représentent à eux tous que 1.08% des émissions.

Certes, plusieurs pays se sont engagés à rejoindre le club avant janvier prochain : l'institut Climate Analytics en a recensé 34 parmi lesquels le Japon (3.79% des émissions), le Brésil (2.48%) ou encore l’Indonésie (1.49%). Mais parmi les cinq plus gros émetteurs mondiaux, trois manquent encore à l'appel  après les ratifications de la Chine et des Etats-Unis : l’Union européenne (10% des émissions), l’Inde (7%) et la Russie (5%). La première est confrontée à un casse-tête : le processus implique que chacun de ses 28 pays, qui compte comme elle pour un,  ratifient le texte. Or pour le moment, seules la France (mi-juin) et la Hongrie ont franchi le pas. De son côté la Russie, selon une source diplomatique française citée par Le Monde, "a clairement fait entendre qu’elle ne comptait pas ratifier avant 2019". L'Inde, enfin, a montré des signes de bonne volonté mais sa croissance économique repose en grande partie sur le charbon.

Reste que, même si l’accord de Paris entre malgré tout rapidement en vigueur, le plus dur restera à obtenir : que chaque pays mette effectivement en place des mesures concrètes pour la planète.

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