Corée du Nord : l'oncle de Kim Jong-un dévoré vivant par des chiens ?

Corée du Nord : l'oncle de Kim Jong-un dévoré vivant par des chiens ?

DirectLCI
DICTATURE - Jang Song-Thaek, l'oncle du dictateur Kim Jong-un, exécuté le mois dernier, aurait été condamné à être dévoré vivant par 120 chiens, selon un journal chinois pro-Parti communiste. L'information a été relayée par NBC mais n'a pu être confirmée et est contestée par certains spécialistes.

Il ne faut pas se fier au visage poupin de Kim Jong-un, ses méthodes sont aussi barbares que celles de son père. Et les rumeurs sur l'exécution de son oncle de 67 ans pourraient en être la nouvelle illustration. Selon une information d'un journal chinois affilié au Parti communiste, et relayée par le site américain de la NBC , Jang Song-Thaek aurait été dévoré vivant par une meute de 120 chiens. Une exécution intervenue à l'issue de son procès le 12 décembre et qui faisait suite à sa condamnation pour avoir, selon le régime, fomenté un coup d’Etat. Cette information quant aux conditions de la mise à mort de Jang Song-Thaek n'a cependant pas pu être confirmée et est contestée par certains spécialistes. 

Un calvaire d'une heure

Considéré comme le numéro 2 du régime, Jang aurait été jeté nu dans une cage avant d'être dévoré avec cinq de ses proches conseillers par des chiens privés de nourriture depuis cinq jours, selon le journal chinois Wen Wei Po cité par NBC. Kim Jong-un et son frère auraient même organisé ce spectacle morbide long d'une heure, en présence de 300 officiels du régime. A la fin, plus rien ne restait des corps des victimes. Mais ce récit a été remis en cause. Le blogueur spécialisé en affaires étrangères du Washington Post , Max Fisher, réfute ainsi cette thèse. Il avance notamment que Wen Wei Po est connu pour son manque de fiabilité et ne cite aucune source dans son article.

Jang Song-Thaek, mari de la tante de Kim Jong-un, avait été reconnu coupable d'avoir "tenté de renverser le régime par toutes sortes d'intrigues et méthodes méprisables avec l'ambition dévorante de s'emparer du pouvoir suprême du parti et de l'Etat", avait alors annoncé l'agence officielle du régime. Lors de son allocution télévisée le 1er janvier, le dictateur s'est réjoui de l'exécution de son oncle : "Notre parti a pris une mesure ferme pour se débarrasser de la saleté factieuse qui avait imprégné le parti", estimé Kim Jong-un. 

Plus d'articles

Sur le même sujet