Corée du Nord : nouveau tir de missile raté pour Kim Jong-un, Donald Trump interpelle la Chine

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ÇA CONTINUE - Pyongyang a procédé samedi à un nouveau tir de missile balistique - qui a finalement échoué - en représailles manifeste à l’appel au renforcement des sanctions internationales des Etats-Unis à l’ONU. Donald Trump a aussitôt accusé le régime d’avoir "manqué de respect" à la Chine, une façon d’accroître la pression sur Pékin.

Les semaines se suivent et se ressemblent du côté de Pyongyang. La Corée du Nord a échoué samedi dans une nouvelle tentative de tir de missile balistique, en représailles manifeste à un appel des Etats-Unis à l'ONU à contrecarrer la "menace nucléaire" du régime de Kim Jong-un par un renforcement des sanctions internationales. 


"La Corée du Nord a tiré un type de missile balistique non identifié depuis un site" au nord de Pyongyang, a fait savoir le ministère sud-coréen de la Défense dans la soirée de vendredi, peu après une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité (CS) des Nations unies. "Nous soupçonnons que cet essai a été un échec", a-t-il précisé, expliquant que le missile n'avait volé que quelques minutes sans quitter le territoire nord-coréen. 

Trump dégaine Twitter et presse la Chine

Le président américain Donald Trump a immédiatement réagi sur Twitter et a accusé Pyongyang d'avoir "manqué de respect" à la Chine et à son président très respecté (sic)", son principal allié. "Mauvais !", a ponctué le locataire de la Maison-Blanche. Une façon d’accroître la pression sur Pékin, quelques heures après le secrétaire d’Etat Rex Tillerson qui, lors de la réunion du CS, a exhorté son homologue chinois - qu’il a ensuite rencontré en tête à tête - d'isoler Pyongyang économiquement et diplomatiquement. 

"La Chine représente 90% des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important", a pressé l’ancien patron d’ExxonMobil, disant attendre "des actions supplémentaires" de Pékin. "Ne pas agir maintenant sur la question sécuritaire la plus urgente dans le monde pourrait avoir des conséquences catastrophiques", a-t-il ausis mis en garde. 

La Russie dénonce une "rhétorique" de "guerre"

S’il n’a pas encore pris position concernant le nouveau tir de missile nord-coréen, l’Empire du Milieu semble camper sur ses positions. Vantant les vertus du "dialogue" en vue de la "dénucléarisation de la péninsule" coréenne,  le chef de la diplomatie de Xi Jinping a mis en garde contre les risques de "chaos" et de "plus grandes catastrophes" en cas de recours à la force. 


Une opinion également défendue par la Russie, qui, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, a dénoncé une "rhétorique" de "guerre" et une "démonstration de force irréfléchie" qui pourraient avoir des "conséquences effrayantes". Alors que les tensions demeurent vives dans la péninsule coréenne, les négociations pour trouver une issue politique à la crise semblent plus que jamais au point mort.  

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