Corée du Sud : la présidente Park Geun-Hye définitivement destituée

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CORRUPTION - La plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye. Une élection présidentielle aura lieu d'ici deux mois.

Les agissements de Mme Park "ont porté gravement atteinte à l'esprit (...) de la démocratie et de l'Etat de droit", a déclaré vendredi le président de la Cour constitutionnelle de Corée du Sud, Lee Jung-Mi. "La présidente Park Geun-Hye (...) a été congédiée", a-t-il ajouté, sans surprise. Mme Park perd aussi son immunité présidentielle, ce qui l'expose à d'éventuelles poursuites judiciaires.
  

La décision unanime des juges de la Cour, qui valident ainsi la destitution de Mme Park prononcée en décembre dernier par l'Assemblée nationale, constitue le point d'orgue politique d'un scandale à rebondissements.  Elle signifie que Mme Park doit quitter la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, et qu'une élection présidentielle anticipée devra être organisée sous 60 jours, probablement le 5 mai.

Le premier chef de l'Etat sud-coréen limogé de la sorte


 

Le scandale est centré sur la confidente de l'ombre de la présidente, Choi Soon-Sil, jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels. La Cour a estimé que Mme Park avait enfreint la loi en permettant à son amie de se mêler des affaires de l'Etat.

"Le président doit user de son pouvoir conformément à la Constitution et aux lois et les détails de son travail doivent être transparents, afin que le peuple puisse évaluer son travail", dit l'arrêt. "Mais Mme Park a complètement dissimulé les ingérences de Mme Choi dans les affaires de l'Etat, les a démenties quand des soupçons ont émergé et a même critiqué ceux qui avaient émis ces soupçons".

77% de la population était favorable à son départ définitif

Si Mme Park s'est excusée à de multiples reprises pour ce scandale, elle a démenti toute malversation. "Je n'ai jamais recherché de profits personnels ou abusé de mon pouvoir de présidente. Je prie la Cour de prendre une décision sage". Elle a constamment répété que sa seule faute était d'avoir fait trop confiance à son amie.
 

Depuis le 9 décembre, Mme Park n'avait plus de présidentiel que le titre, tous ses pouvoirs exécutifs ayant été transmis au Premier ministre. Elle vivait recluse à la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, d'où elle n'est sortie qu'une fois, pour visiter la tombe de ses parents. 

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VIDÉO. En décembre, plus d'un million de personnes avaient manifesté contre la présidente

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