Coronavirus : Bolsonaro défie les consignes de confinement et affirme que le Brésil "ne peut s'arrêter"

Coronavirus : Bolsonaro défie les consignes de confinement et affirme que le Brésil "ne peut s'arrêter"
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PAS DE CONFINEMENT - Le président brésilien a affirmé que son pays "ne peut pas s'arrêter" alors que le coronavirus se propage sur le territoire.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a une nouvelle fois défié dimanche les consignes de son propre gouvernement pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19, en sortant à la rencontre des habitants de Brasilia et en affirmant que le pays "ne peut pas s'arrêter". 

"Ce dont j'ai pu discuter avec les gens, c'est qu'ils veulent travailler. Ce que je dis depuis le début, c'est faisons attention, les plus de 65 ans restent à la maison", a déclaré le chef de l'Etat d'extrême droite à un vendeur ambulant, selon une vidéo publiée sur son compte Twitter. Le réseau social a supprimé depuis deux vidéos du président, expliquant "en compte les contenus qui vont éventuellement à l'encontre des consignes de santé publique émanant de sources officielles et qui pourraient augmenter le risque de transmission du Covid-19".

Plus de 100 décès liés au Covid-19 dans le pays

Moins de 24 heures plus tôt, le ministre de la Santé Luiz Henrique Mandetta avait souligné l'importance du confinement pour combattre la pandémie de coronavirus qui a déjà infecté 3.904 personnes et fait 101 morts, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé.

"La mort est là, si Dieu le veut. Mais nous ne pouvons pas rester là à attendre, il y a des craintes car si on ne meurt pas de la maladie, on meurt de faim", lui avait dit le vendeur ambulant. "Tu ne vas pas mourir", lui a rétorqué Jair Bolsonaro.  Au cours de cette série de vidéos publiées sur Twitter, on pouvait voir le président brésilien se déplacer à la rencontre d'habitants, de commerçants et de sympathisants dans les rues de Brasilia ou à l'extérieur de la résidence présidentielle.

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Jair Bolsonaro n'a de cesse de minimiser l'épidémie de maladie Covid-19 qu'il a qualifiée de "petit grippe", et a durement critiqué les mesures de restrictions mises en place dans différents Etats par les autorités locales, notamment par les gouverneurs des Etats de Sao Paulo et Rio de Janeiro, les plus touchés par l'épidémie.

"Ce confinement, s'il continue ainsi, avec le nombre de (personnes qui vont se retrouver au) chômage, un peu plus tard, nous allons avoir un très grave problème que nous allons mettre des années à résoudre", a-t-il déclaré dans une autre vidéo. "Le Brésil ne peut pas s'arrêter, s'il s'arrête, nous devenons le Venezuela", a ajouté un peu plus tard le chef de l'Etat. 

Un tribunal fédéral brésilien a interdit samedi au gouvernement Bolsonaro de diffuser des messages allant à l'encontre des mesures de confinement décidées au niveau local pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19. Dans le cadre d'une campagne gouvernementale baptisée "Le Brésil ne peut pas s'arrêter", une vidéo de près de deux minutes encourageait cette semaine les Brésiliens à ne pas cesser leurs activités, malgré la progression de la pandémie.

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