Coronavirus : forte hausse des contaminations et des hospitalisations chez les enfants cet été aux Etats-Unis

Coronavirus : forte hausse des contaminations et des hospitalisations chez les enfants cet été aux Etats-Unis

CHIFFRES - Le nombre de cas, de hospitalisations et de décès a fortement augmenté entre le 21 mai et le 20 août chez les mineurs aux Etats-Unis, selon des données rassemblées par l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) et analysées par le New York Times ce lundi. Une hausse plus forte que dans la population américaine dans son ensemble.

Constat édifiant aux Etats-Unis. Cet été, le nombre de contaminations chez les enfants a progressé dans tous les Etats, tout comme le nombre d’hospitalisations et de décès. C'est ce qui ressort d'un article du New York Times, analysant des données rassemblées par l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) entre le 21 mai et le 20 août. 

De quoi conforter les chiffres d'un précédent rapport affirmant que 97.078 enfants avaient été testés positifs au Covid-19 pendant la période entre le 16 et le 30 juillet Outre-Atlantique et que pendant le mois de juillet, plus de 25 enfants sont décédés des suites d’une infection au coronavirus.

Comment expliquer cette augmentation chez les jeunes Américains ? La hausse des tests mais aussi la réouverture des écoles, certains districts ayant déjà fait leur rentrée scolaire au milieu de l'été. Bien que l'on ignore encore comment le virus affecte les jeunes, comme les adultes, les enfants noirs et latinos qui contractent le virus s'avèrent plus susceptibles d'être hospitalisés, révèle le New York Times.

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Autre piste pointée par l'article, celle des camps de vacances à l'instar de celui situé dans l'Etat de Géorgie où, en plein été, le virus a infecté au moins 260 des 597 participants - la majorité avait entre 6 et 17 ans. De quoi apporter aux exégètes une preuve concrète que les enfants s'avèrent à la fois susceptibles d'attraper le Covid-19 et de le transmettre. 

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"Moins grave chez les enfants mais pas complètement bénin"

Selon le New York Times, l'ensemble de ces données varie d'un État à l'autre, ajoutant que certains États regroupent les nourrissons et les adolescents dans la même catégorie. Un État comprend même des enfants jusqu'à 24 ans, note-t-il. Pour autant, la hausse de cas n'en reste pas moins similaire dans tous les États. À la fin du mois de mai, environ 5% des cas dans le pays concernaient des mineurs. Le 20 août, ce nombre était passé à plus de 9%.

"C'est moins grave chez les enfants que chez les adultes, mais ce n'est pas complètement bénin", témoigne le docteur Sean O'Leary, le vice-président de l'AAP. "Quiconque a été aux premières lignes de cette pandémie dans un hôpital pour enfants peut vous dire que nous nous sommes occupés de nombreux enfants très malades."

Le New York Times tempère ces chiffres alarmants en montrant qu'il est possible d'arrêter la transmission chez les enfants. Dans quatre camps d'été du Maine, un État avec l'un des taux d'infection les plus bas du pays, des tests agressifs et une mise en quarantaine ont empêché ceux qui ont été testés positifs de propager le virus. L'Allemagne, le Danemark et la Norvège sont par ailleurs cités comme exemples de pays ayant pu garder les écoles ouvertes, "grâce à une combinaison de faible transmission communautaire, de tests rapides et gratuits et de recherche rigoureuse des contacts", conclut le New York Times.

En France, Santé publique a pour sa part publié un rapport à la mi-août sur le rôle des établissements scolaires dans la transmission du virus. Il en émane qu'en cas de diagnostic positif, "les enfants sont beaucoup moins susceptibles d'être hospitalisés ou d'avoir une issue fatale que les adultes", les plus jeunes souffrant d'une infection "généralement plus légère ou asymptomatique, ce qui signifie que l'infection peut passer inaperçue ou ne pas être diagnostiquée." Tout en indiquant que "lorsqu'ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont donc contaminants comme le sont les adultes".

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