Coronavirus : Donald Trump rompt les relations entre les Etats-Unis et l'OMS

Donald Trump est président des Etats-Unis depuis 3 ans
International

AU REVOIR - Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis mettraient fin à leur relation avec l'Organisation mondiale de la santé. Le président républicain met en cause sa gestion de la pandémie.

La rupture semblait déjà consommée. Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi mettre fin à la relation entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de coronavirus de se montrer trop indulgente avec la Chine.

"Parce qu'ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd'hui à notre relation avec l'Organisation mondiale de la Santé et rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a déclaré le président américain. 

La Chine étrillée

Donald Trump a martelé que la Chine avait "un contrôle total" sur l'organisation et que le pays avait fait pression sur l'OMS pour induire le monde en erreur lors de l'épidémie initiale de Covid-19. Cette décision de retrait des Etats-Unis de l'organisation est la suite logique d'un précédent coup de sang du président sur Twitter. Le 19 mai, il rendait public un courrier adressé au président de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

Dans cette lettre, il menaçait de suspendre les financements américains à l'OMS si cette dernière ne prenait pas davantage de distance avec Pékin. "La seule voie à suivre pour l'Organisation mondiale de la santé est de pouvoir prouver son indépendance vis-à-vis de la Chine. Je ne peux pas permettre aux contribuables américains de continuer à financer une organisation qui, dans son état actuel, ne sert manifestement pas les intérêts de l'Amérique." 

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Les États-Unis sont actuellement le plus gros contributeur à l'OMS, versant environ 450 millions de dollars par an, soit 405 millions d'euros. Donald Trump a affirmé que la Chine n'a contribué qu'à hauteur de 40 millions de dollars (36 millions d'euros). Le locataire de la Maison Blanche a également profité de l'occasion pour annoncer que ses services proposeraient prochaine une "proclamation" qui garantira une recherche américaine moins dépendante des autres pays.

Fin du traitement spécial pour Hong Kong

Les critiques envers la Chine ne se sont pas arrêtées aux relations entre l'OMS et l'Empire du milieu. Donald Trump a profité de cette conférence de presse pour évoquer la dégradation de la situation de Hong Kong. Le gouvernement chinois souhaite instaurer une législation anti-manifestation qui s’appliquerait également dans la ville semi-autonome. Ce qui mettrait fin à la situation particulièrement de l'ancienne colonie britannique. 

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Une évolution dans la gestion de Hong Kong qui serait particulièrement inacceptable pour le président américain. "Hong Kong n'est plus suffisamment autonome pour justifier le traitement spécial que nous réservions au territoire depuis la rétrocession" de 1997. Ce à quoi Donald Trump a ajouté : "Je demande à mon administration de lancer le processus de fin des exemptions qui permettaient à Hong Kong d'avoir un traitement différent et spécial. Cela affectera la totalité des accords, de notre traité d'extradition au contrôle des exportations des technologies à double usage et plus, avec peu d'exceptions." 

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