Coronavirus : la Corée du Sud reconnaît faire face à "une deuxième vague"

Coronavirus : la Corée du Sud reconnaît faire face à "une deuxième vague"
International

COVID-19 - En lutte contre l'épidémie depuis février, la Corée du Sud a reconnu mardi qu'elle faisait face depuis la mi-mai à "une deuxième vague" de l'épidémie, notamment avec de nombreux cas découverts chaque jour à Séoul.

La question est sur toutes les lèvres. Et si une deuxième vague de coronavirus venait frapper les pays, quelques mois après le début de la pandémie ? C'est en tout cas ce qui semble se passer en Corée du Sud, selon une annonce des autorités sanitaires du pays ce mardi 23 juin. Alors que la région est constamment citée comme exemple pour sa gestion de l'épidémie, l'apparition de malades quotidiens inquiètent. 

Entre 35 et 50 nouveaux cas par jour

"Nous pensons que la deuxième vague dure depuis les vacances de mai", a résumé Jung Eun-kyeong, le directeur des Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies du pays. Car si la Corée du Sud, deuxième pays le plus touché par l'épidémie, était parvenue à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des cas contacts, entre 35 et 50 nouveaux cas sont désormais répertoriés chaque jour, essentiellement à Séoul et ses environs.

Une recrudescence qui coïncide avec les vacances de début mai. Date à laquelle les consignes de distanciation sociale ont été assouplies et le pays avait globalement retrouvé un fonctionnement normal.

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En réaction, de nouvelles mesures sanitaires ont été réimposées fin mai. Elles pourraient être renforcées selon le maire de la capitale, Park Won-soon, qui a averti lundi que des consignes beaucoup plus strictes seraient prises dans sa ville si le nombre de contaminations y était supérieur à 30 trois jours de suite. Car si la ville ne parvenait pas à endiguer la vague actuelle, le total de nouveaux cas journaliers pourrait être de 800 d'ici un mois, a-t-il estimé. Pour le moment, on est encore loin du compte. Mardi, seuls 6 ont été dénombrés. Raison pour laquelle Moon Jae-in, le président, s'est cependant dit "confiant". "Ce que nous avons appris ces cinq derniers mois, c'est que l'on peut empêcher les infections si on respecte les règles élémentaires de décontamination et les consignes du gouvernement."

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