Les experts de l'OMS visitent le premier hôpital pour malades du Covid à Wuhan

Les experts de l'OMS visitent un hôpital de Wuhan, qui a reçu les premiers malades du Covid-19.

ENQUÊTE - Pour leur deuxième jour sur le terrain, les experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) poursuivent leurs investigations, à Wuhan, "berceau" de l'épidémie de coronavirus. Ils se sont rendus à l'hôpital Jinyintan, qui a accueilli les premiers patients atteints de la maladie il y a plus d'un an.

Jour 2 pour l'enquête des experts de l'OMS à Wuhan. Composé de spécialistes en santé publique, virologues ou zoologues, le groupe d'enquêteurs, dépêchés par l'Organisation mondiale de la Santé, poursuit son enquête sur l'origine du Covid-19, ce samedi 30 janvier, dans la ville du centre de la Chine, où l'épidémie a débuté fin 2019. Une visite qui doit les conduire sur des sites sensibles. L'emploi du temps précis de l'équipe reste toutefois opaque. Leurs tweets et ceux de l'OMS constituent les principales sources d'information, la Chine étant quasi-muette sur cette visite, ultra sensible politiquement pour elle.

Sortis de 14 jours de quarantaine, jeudi 28 janvier, les membres de cette task force se sont rendus dans la matinée, sous bonne escorte, à l'hôpital Jinyintan. Cet établissement est le premier à avoir accueilli des patients atteints de ce qui n'était alors qu'un mystérieux virus. Cette visite a été une "occasion importante pour parler directement avec les médecins qui étaient sur le terrain à ce moment critique de la lutte contre le Covid !", a tweeté Peter Daszak, un des spécialistes de la délégation. Un fort doute subsiste toutefois sur l'intérêt des éléments que les enquêteurs seront en mesure de réunir, plus d'un an après le début de la pandémie et face à des autorités connues pour leur opacité sur les sujets polémiques.

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L'Institut de virologie et le marché du Huanan au programme

L'OMS a tenté vendredi 29 janvier de tempérer les attentes autour de cette mission. "Je voudrais mettre tout le monde en garde : le succès dans une enquête sur une transmission de l'animal à l'homme ne se mesure pas forcément à trouver absolument une source lors de la première mission", a déclaré Michael Ryan, le directeur des opérations d'urgence à l'OMS. En dépit d'un "agenda très très chargé" de l'équipe d'experts, il est resté évasif sur leur programme.

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Il a toutefois confirmé que le groupe d'experts ira bien au désormais célèbre Institut de virologie de Wuhan - équipé de laboratoires P3 et P4 de haute sécurité - qui manipulait notamment des coronavirus. Dès le début de la pandémie, l'établissement avait fait l'objet d'hypothèses, reprises par l'administration de l'ex-président américain Donald Trump, selon lesquelles le virus aurait pu s'en échapper en contaminant des chercheurs avant de se propager sur la planète. Une théorie qui ne s'appuie pour l'instant sur rien de tangible. La dizaine de spécialistes se rendra également au marché Huanan, où étaient notamment vendus vivants des animaux sauvages destinés à la consommation humaine. Il est fermé depuis plus d'un an.

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La Chine, accusée d'avoir minimisé la crise et tardé à réagir face aux premiers cas de coronavirus, cherche depuis l'an passé à concentrer l'attention médiatique sur sa réussite dans l'endiguement de l'épidémie sur son sol. À en croire les derniers chiffres officiels, seules deux personnes ont succombé au coronavirus depuis la mi-mai. Et le pays asiatique a recensé 4636 morts depuis le début de la pandémie. Un chiffre en net contraste avec les plus de 2,1 millions enregistrés dans le monde.

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