Coronavirus : carnet de bord des croisiéristes en quarantaine - Jour 13

Coronavirus : carnet de bord des croisiéristes en quarantaine - Jour 13

CLOÎTRÉS EN MER - 70 nouveaux cas de coronavirus ont été déclarés dimanche à bord du Diamond Princess, un paquebot stoppé au Japon depuis plus de 11 jours. Maintenus en quarantaine, 3700 passagers sont plongés dans l'inquiétude. Ces "prisonniers" temporaires racontent leur quotidien à bord de ce luxueux bateau devenu prison flottante. Parmi eux 4 Français dont un qui a contracté le virus.

Un navire bloqué au large du Japon. À son bord au départ, 3700 personnes, d'une cinquantaine de nationalités différentes, condamnées à vivre quatorze jours ensemble, enfermées. Ce n'est pas le début d'une nouvelle série Netflix mais bien le sort actuellement réservé aux passagers du Diamond Princess. Mis en quarantaine, officiellement depuis le mercredi 5 février, les croisiéristes doivent rester cloîtrés jusqu'au 19 février.  Et à bord, le nombre de nouveaux cas ne cesse de croître. 70 supplémentaires rien que ce dimanche 16 février.

Sur les réseaux sociaux, dans des interviews ou dans un groupe Facebook, les "reclus" détaillent leur quotidien, sur fond d'inquiétudes, de maladie et d'activités limitées. Jour après jour, LCI recueille leurs témoignages. 

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Jour 13 : quand-est-ce qu'on sort?

"Le débarquement sera un long procédé." La phrase est anodine, mais dure à encaisser. C'est ainsi que le capitaine du navire a annoncé que tous les croisiéristes ne sortiront pas ce mercredi du bateau. Le procédé s'étalera en fait du 19 au 22 février. Certains à bord devront donc encore patienter. Qui ? Aucun moyen de le savoir pour l'heure. "Chaque passager recevra un message avec sa date de débarquement et des instructions à propos de la procédure à suivre", ont fait savoir les haut-parleurs.

Sauf pour certains chanceux. Comme ces 300 Américains qui ont quitté le navire, et seront bientôt suivis par les Canadiens, puis les Italiens. Les Anglaises sont eux aussi en train d'envisager le rapatriement de leurs ressortissants. Bonne nouvelle pour Sally et David, qui – malgré leur flegme britannique – commencent à "en avoir assez marre". Ce sont les mots de leur fils, Steve, qui a fait une vidéo pour interpeller le gouvernement. Ses parents, à bord en croisière depuis 28 jours, commencent à mal vivre l'expérience, notamment à cause "du stress et du confinement". Au-delà du bien être du couple, il s'inquiète surtout de la démarche des autorités japonaises une fois le débarquement réalisé. "Ma plus grande crainte est qu'ils soient séparés", dit-il face caméra, visiblement ému. Mais il se rattrape en essayant de relativiser : "Nous n'allons pas penser comme ça parce qu'au moins ils rentrent chez eux." Ce qui semble encore loin d'être le cas pour les quatre Français à bord, dont l'un a été diagnostiqué positif au coronavirus dans la journée du 17 février. Pour l'heure, l'éventualité d'une évacuation n'est pas évoquée. 

Jour 12 : les Américains quittent le navire... en attendant les Italiens

Au moins quarante Américains ont été infectés par le nouveau coronavirus à bord du paquebot. "Ils vont être traités dans des hôpitaux au Japon", a précisé sur la chaîne CBS Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, alors que les Etats-Unis ont commencé à évacuer leurs ressortissants bloqués sur le navire depuis le 5 février. Plusieurs dizaines d'autobus sont venus chercher les croisiéristes, qui devaient ensuite partir à bord de deux avions à destination des Etats-Unis, où ils devront observer une quarantaine de 14 jours.

En parallèle, l'Italie a annoncé son intention de rapatrier ses ressortissants, au cours de la semaine à venir vraisemblablement. "Le chef de la protection civile italienne réunira demain (lundi) une table ronde pour décider comment faire rentrer les quelque 35 citoyens italiens à bord du navire", a en effet déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

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Jour 11 : "Le virus est arrivé à nous", témoigne une Française, 65 nouveaux cas à bord

Quatre Français sont à bord du Diamond Princess. L'un d'eux, un homme âgé de 80 ans, a contracté le virus et a été évacué vendredi. Son épouse est sous le choc. "Ca faisait 11 jours que nous étions confinés dans notre cabine... et bien le virus est arrivé à nous", témoigne Linda Vittori dans la vidéo ci dessous. Le couple avait pourtant suivi minutieusement les consignes. 

Pour ne rien arranger, de nouvelles analyses effectuées ont révélé 67 nouveaux cas de coronavirus indique ce samedi le ministre japonais de  la Santé. Ce chiffre, issu de 217 tests supplémentaires, porte à 285 le nombre de  passagers et membres d'équipage du Diamond Princess sur lesquels la présence du  virus a été constatée, sans compter un officier de quarantaine lui aussi  infecté.

Les autorités américaines  annoncent qu'elles vont évacuer leurs ressortissants en quarantaine sur le bateau.  Un avion sera envoyé ce dimanche pour cela... mais les passagers devront, ensuite, respecter une quarantaine supplémentaire de 14 jours ! 

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Coronavirus : "le virus est arrivé jusqu'à nous" témoigne une Française à bord

Jour 10 : "L'amour endure tout"

Doux réveil pour les croisiéristes du Diamond Princess. Le réveil s'est fait avec une agréable surprise : la lecture d'un poème par le capitaine. Car en ce jour de Saint-Valentin, il est touché par les nombreux messages d'amour, de soutien, d'amitié, qu'il dit avoir reçus. Que ce soit son équipage, ses passagers, ou des inconnus sur les réseaux sociaux - qui témoignent avec le hashtag #HangInThereDiamondPrincess (tiens-bon Diamond Princes) - les déclarations affluent. Une marque de soutien "chaleureuse", pour le commandant du bateau.

Mais puisqu'en amour, les belles paroles ne suffisent pas, ces mots doux ne sont pas arrivés tout seul. Une belle rose rouge devant chaque cabine, un chocolat en forme de cœur sur le plateau et un dîner de la Saint-Valentin (presque) digne d'un restaurant attendaient tous les croisiéristes, même les célibataires. 

Malheureusement, en ce jour des amoureux, certains ont quand même engagé une rupture. Pas d'inquiétude. Il s'agit de personnes qui ont pu quitter le navire afin d'être prises en charge par les autorités sanitaires du Japon. Les tests de ces passagers, âgés et à la santé fragile, sont tous négatifs. Ils pourront donc terminer leur quarantaine à terre. En tout, onze personnes ont débarqué, directement emmenées dans des bus aux rideaux fermés. 

Les nouvelles sont moins bonnes pour un couple de Français, qui a dû être séparé. L'homme âgé de 80 ans a été emmené pour être hospitalisé. Malgré les mesures de confinement, il a été contaminé par le coronavirus.

Jour 9 : "Virus, éloigne toi !"

A bord, quatre français sont présents. Confinés, recevant comme tout le monde leur repas directement à la porte de la cabine, ils tentent de faire passer le temps. Linda Vittori raconte par exemple comment sa journée est rythmée par sa prise de température. Mais aussi par des annonces de l'équipage. Via les hauts-parleurs, que ce soit depuis la chambre ou sur le pont, on les entend où que l’on soit sur le bateau de 290 mètres. Rappelant les mesures de sécurité, annonçant les activités à venir ou simplement là pour partager un message d'encouragement, ils sont essentiels en ces temps de quarantaine. 

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Comment les quatre Français sur le bateau de croisière au Japon vivent-ils la mise en quarantaine ?

Tout comme le soutien des habitants de Yokohama. Depuis la baie, ils viennent soutenir les passagers. Munis de banderole où on peut lire "virus, éloigne-toi des humains", ils divertissent les passagers. Certains vont même jusqu'à frôler le bateau en réalisant des figures en jet ski. De l'équipage aux habitants en passant par les réseaux sociaux, l'heure est à la solidarité avec les croisiéristes, qui débutent à peine leur deuxième semaine de mise en quarantaine. 

Jour 8 : nuit blanche

La tension est de plus en plus palpable. La nuit dernière, certains n'ont pas fermé l'oeil. Comme Sally et David, le couple de la cabine D624.  En cause, les pleurs de leur voisine, une femme âgée. Et dans la soirée, rebelote. Un passager criant depuis sa chambre qu'il veut sortir sur le pont, prendre l'air. Pour calmer les passagers, rien n'y fait. D'autant plus que de nouveaux cas de personnes infectées au coronavirus sont annoncés quotidiennement. Ce mercredi ne déroge pas à la règle, avec 39 malades à nouveau débarqués. Alors, chacun écoute si son voisin fait encore du bruit, s'il n'a pas été emmené par l'une des sirènes qui retentit chaque matin. Une situation qui n'est pas prête de s'arranger puisque maintenant, tous les passagers sont soumis à des tests. 

Les sudokus pour l'esprit, le détergent pour les vêtements et les messages rassurants pour le moral, toutes ces petites attentions de la part de l'équipage ne suffisent plus à calmer l'inquiétude. "Ils s'occupent très bien de nous, mais nous sommes confinés dans une cabine. La situation devient très difficile", pour Sally, qui possède pourtant une chambre avec un balcon. Même les innombrables efforts du capitaine n'y changent rien. Dans son traditionnel message de début de soirée, il dit faire "tout ce qui est en son pouvoir pour maximiser le confort" des croisiéristes durant ce congé forcé. Puis, il le rappelle, on est à "mi-parcours". Il reste tout de même encore sept jours. Une "éternité". 

Jour 7 : happy end pour Alan et Wendy

Le Wi-fi était en panne pendant près de quatre heures, ce mardi, les vidéos, photos et publications restant lettres mortes. Comme de vulgaires bouteilles à la mer. Heureusement, les quelques instants de connexions ont permis à chacun de faire un tour sur les réseaux sociaux. Et de découvrir le nouvel épisode de leur feuilleton préféré. A bord, le sort d'Alan et Wendy, un jeune couple qui devait fêter sa lune de miel sur le luxueux Diamond Princes, en a ému plus un. Testé positif au coronavirus, le mari a été séparé de sa chère et tendre jeudi dernier. Sur Facebook, l'homme de 58 ans annonce ce mardi que les résultats de toutes les autres analyses réalisées sont négatifs. Le calvaire devrait donc prendre fin et le couple pourrait être réuni d'ici vendredi. 

Ce n'est pas la seule bonne nouvelle du jour. Avec une moyenne d'âge traditionnellement assez élevée chez les croisiéristes – 48 ans en France – nombreux sont ceux qui ont des problèmes de santé. Selon une annonce du capitaine, 1850 personnes ont besoin de médicaments disponibles uniquement sur prescription. Les autorités japonaises ont répondu à ce besoin en organisant une distribution ce mardi. Du baume au corps et au cœur. 

Jour 6 : de la Zumba pour faire patienter

Environ 65 personnes de plus parmi les passagers et personnels contrôlés positifs au coronavirus : l'inquiétude est vive, ce lundi, à bord du géant des mers. Notamment au sein des autorités françaises, le Quai d'Orsay ayant révélé que quatre concitoyens sont présents à bord : trois passagers et un membre d'équipage.

Malgré ces mauvaises nouvelles, les vacanciers s'occupent comme ils peuvent. Sur Twitter, une jeune femme a diffusé la photo d'un cours virtuel de Zumba, dispensé "pour un meilleur sommeil". "On se prépare pour un nouveau combat demain", a ajouté celle qui, pour patienter, s'initie aussi à… l'origami. 

"Vous serez tous ravis d'apprendre qu'on nous a livré des masques à porter en toute occasion", a fait savoir de son côté Matthew Smith, un avocat américain lui aussi présent à bord, qui a également partagé des photos de son repas du soir : salade de lentilles, petits pains, pâtes à la sauce tomate, avec câpres et olives et dessert à la pistache.

Jour 5 : le dimanche, c'est jour de ménage

Encore une fois, le bateau s'est réveillé au son des ambulances. Six nouveaux cas ont été détectés. Sauf que cette fois-ci, l'heure n'est plus à l'inquiétude. En tout cas pas pour les 428 passagers américains. Car ils ont été directement rassurés par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Pour répondre à leurs angoisses, notamment celle liée à la qualité de l'air qui circule dans le bateau, l'agence fédérale des États-Unis a écrit aux ressortissants américains. Elle déclare n'avoir à l'heure actuelle "aucune preuve" suggérant que le virus pouvait se propager entre les chambres via le système de traitement de l'air. Un porte-parole de Princess Cruises assure d'ailleurs lui aussi que le système de filtration est "aux normes". 

Mais ce n'est pas la seule lettre du jour! Tous les passagers ont du courrier ce dimanche. L'un directement signé par le président de la compagnie Princess Cruises, Jan Swartz. De sa plus belle plume, il annonce aux croisiéristes que, vu les "circonstances" du voyage, chacun sera entièrement remboursé. 

Un geste commercial particulièrement apprécié à bord. Tout comme l'autre petit cadeau du jour : un peu de détergent. Avec un service de chambre qui n'est plus celui d'une croisière de luxe, les passagers font leur propre ménage. Heureusement, le soleil est au rendez-vous, permettant aux plus chanceux de sécher leurs vêtements en un temps record. Tout en profitant de la vue!

Jour 4 : c'est une "prison contaminée"

Dans ce huis clos où trois nouveaux cas ont été détectés, la situation devient "vraiment, vraiment effrayante". C'est Michael Ryan lui-même, un haut responsable de l'OMS, qui le dit. Alors que le bilan ne devrait pas s'arrêter là, puisque de nouvelles analyses ont enfin été effectuées sur toutes les personnes considérées "vulnérables", la tension monte dans les rangs. Pour Gay Courter, ce luxueux lieu de vacances n'est plus qu'une "prison contaminée". Elle vient de Floride, et implore le gouvernement et le président des Etats Unis, Donald Trump, d'agir pour sauver ses ressortissants de cet environnement qui "n'est pas sûr".  

Il faut dire que les activités pour se changer les idées ne sont pas nombreuses. Les promenades organisées désormais pour tous les passagers consistent en fait essentiellement à faire les 400 pas sur le pont, tous à la file indienne. Bonne nouvelle de la journée cependant : le capitaine a annoncé qu'une ligne d'assistance sera ouverte. Elle devrait permettre de trouver un peu de soutien moral et de réconfort. Parce que, comme l'a souligné Michael Ryan, il y a "beaucoup de choses à faire" pour soutenir les croisiéristes, "pas seulement du point de vue de leur santé physique, mais aussi pour leur santé mentale".

Jour 3 : le virus peut il se propager dans les conduits d'aération ?

L'angoisse commence à se faire sentir. Le nombre de passagers contaminés a triplé, passant à 61 personnes. Certains confient vivre avec une "grande crainte" au ventre. Alors, le moindre petit bruit devient alarmant. Sur Twitter, une passagère dit entendre "une toux persistante" dans la cabine voisine, lui faisant redouter d'être infectée elle aussi, même si la toux peut s'expliquer par l'air conditionné, qui assèche les gorges. 

Toujours est-il qu'au-delà d'inquiéter certains voisins de chambre, la climatisation pose une autre question : le virus peut-il se propager à travers ses conduits d'aération ? Aucun des passagers n'en a "la moindre idée", le sujet n'ayant "pas été mentionné". Mais, comme David Abel, nombreux sont ceux qui font confiance aux personnels chargés de gérer la situation, qui ont "forcément vérifié cette possibilité". En attendant, pour savoir s'ils sont atteints du coronavirus, les passagers ne peuvent rien faire de mieux que de tester leur température régulièrement, avec les thermomètres distribués ce matin. 

Bien que le bar ne soit plus ouvert et le service de chambre à l'arrêt, la vie continue tout de même à bord. Pour le meilleur et pour le pire. Ce vendredi, des membres de l'équipage ont dû faire face à la "blague" farfelue d'une Japonaise en quête d'activités. Alors qu'ils lui livraient l'un des trois repas quotidiens, elle les attendait "avec des algues sur le visage". Une plaisanterie douteuse qui ne les a pas fait rire du tout.

D'autant que pour s'occuper d'autres solutions existent : chaînes de télévision supplémentaires, Wi-Fi gratuite ou encore vidéo à la demande en nombre. De quoi faire le bonheur des petits et des grands. Toujours au rayon des distractions, les plus solitaires peuvent, eux, profiter du service d'un site de "sexe webcam" qui propose son contenu en libre accès à bord...

Jour 2 : chaos au petit-déjeuner

Le navire s'est à nouveau rapproché du port de Yokohama pour se ravitailler en nourriture et autres fournitures. Au cours de la manœuvre, un drôle d'appendice est venu s'accrocher à sa coque. Une passerelle recouverte d'une toile blanche qui a permis au capitaine de débarquer les dix nouvelles personnes infectées, accueillies par des "fantômes" aux combinaisons intégrales, masque sur la bouche et casque compris. 

À bord, l'événement est vécu comme une attraction. La seule du jour, d'ailleurs. Car le temps est long, très long dans cette prison flottante. Et l'équipage n'est pas encore arrivé à s'organiser. Un Britannique, diabétique, a d'ailleurs failli faire les frais de cette mise en quarantaine surprise. Sans repas pendant plus de 18 heures, David Abel a eu peur de "tomber dans un coma". Heureusement, il a pu profiter d'un petit déjeuner... dans l'après midi.

Dans la soirée, ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un balcon on pu sortir. "Excités", ils se sont laissé aller une danse de la joie sur le pont. Mais sans se toucher ! Les consignes sont très strictes : tous doivent porter un masque, des gants, et se tenir à au moins un mètre les uns des autres. 

Jour 1 : la croisière ne s'amuse plus

La fin du luxueux voyage au bord du Diamond Princess touche à sa fin. Plus de plongeon dans l'une de ses cinq piscines ni de films sur le pont à la lueur des étoiles. Pourtant, aucun passager n'a pu descendre. De fait, le bateau est à l'arrêt depuis deux jours, au large de la baie de Yokohama, au sud du Japon. Lundi, le capitaine a reçu la visite des autorités japonaises, qui lui ont fait savoir que l'un des passagers ayant débarqué à Hong Kong était porteur du coronavirus. Conséquence : des tests sont effectués et la mise en quarantaine décrétée. 

En vidéo

Coronavirus : que se passe-t-il à bord du bateau de croisière en quarantaine au Japon ?

Sur les 273 occupants testés, dix sont contaminés, selon le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato. Trois Japonais, trois Hongkongais, deux Australiens, un Américain et un Philippin, membre d'équipage, contraints de quitter le navire pour être hospitalisés. Un débarquement après lequel le Diamond Princess a pu reprendre le large afin d'"accomplir des opérations maritimes habituelles", telle que la production d'eau douce. 

Depuis, répondant à l'injonction de "se comporter de manière à éviter d'être infectés", le capitaine a établi une consigne drastique : chacun des passagers issus de 56 pays différents doit rester confiné dans sa cabines. Des cabines qui, pour certaines, ne font que 14 mètres carrés sans aucune sortie vers l'extérieur. 

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