Coronavirus : en Chine, des barrages sauvages pour bloquer les habitants suspects

Coronavirus : en Chine, des barrages sauvages pour bloquer les habitants suspects

CRAINTE - Alors que 9890 cas de coronavirus ont été recensés en Chine depuis le début de l'épidémie fin décembre, pour 213 décès, l'ensemble de la population chinoise vit dans la peur d'une contagion massive. Dans tout le pays, les habitants construisent ainsi des barrages sauvages illégaux pour interdire toute personne ayant séjourné à Wuhan ou dans sa province d'entrer.

La psychose est totale. Depuis l'apparition du coronavirus fin décembre à Wuhan, au centre de la Chine, les mesures d'isolement s'intensifient dans le pays, alors que 9890 cas ont été recensés, pour 213 décès. Ainsi, de nombreux villages et quartiers se barricadent derrière des barrages improvisés et des murs de briques construits à la hâte, et ce même à plus de 800 kilomètres de l'épicentre de l'épidémie, où des bannières indiquent un message très clair : "Aucun étranger autorisé".

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Des barrages sauvages érigés par les habitants

Village après village, des tonnes de gravats sont déversées à même le sol pour couper la route, alors qu'un camion positionné en travers de la route a bloqué cette semaine l'un des accès à Lianyungang, ville au nord de Shanghai, dans le but d'interdire le passage à d'éventuels porteurs du virus. Le gouvernement chinois a pour sa part indiqué qu'une "circulation normale" devait "être préservée". Le ministère de la Sécurité publique a ainsi promis de sanctionner toute personne érigeant des barricades illégales.

Dans toute la Chine, les citoyens ordinaires prennent en main leur sécurité et se barricadent avec les moyens du bord. Dans l'est de Pékin, l'accès à un complexe de résidences est ainsi bloqué par des vélos enchaînés à l'entrée. A Yancheng, dans l'est de la Chine, des véhicules circulent au son d'un haut-parleur appelant à la dénonciation : "Si vous découvrez une personne de retour du Hubei, avertissez immédiatement le comité de quartier !".

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Human Rights Watch dénonce un "harcèlement" ciblé

Toutes les personnes étant originaires du Hubei, province dont la capitale est Wuhan, sont désormais ostracisées. Jeudi, Human Rights Watch a dénoncé les méthodes de nombreux hôtels refusant l'accès à toute personne rattachée à Wuhan ou à sa province après avoir scruté leurs cartes d'identité. L'ONG de défense des droits de l'homme dénonce un véritable "harcèlement" ciblé.

A Wuhan, les habitants de la ville sont littéralement coupés du monde depuis une semaine, les liaisons de trains et bus longue distance ayant été drastiquement réduites. Jeudi, les autorités du Hubei ont annoncé que les porteurs du virus qui refuseraient le placement en quarantaine ou contribueraient à la contagion, par exemple en "crachant vers d'autres personnes dans les lieux publics", seront désormais considérés comme "des menaces pour la sécurité publique".

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