Coronavirus : "Nous avons sous-estimé" le danger, reconnaît la Commission européenne

Coronavirus : "Nous avons sous-estimé" le danger, reconnaît la Commission européenne
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MEA CULPA - Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a admis mercredi que les responsables politiques avaient tous "sous-estimé" l'ampleur du danger représenté par l'épidémie du nouveau coronavirus.

La Commission européenne esquisse un mea culpa. A l'heure où la plupart des pays se confinent, la présidente de l'institution Ursula von der Leyen a admis ce mercredi que les responsables politiques avaient tous "sous-estimé" l'ampleur du danger représenté par l'épidémie.

"Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé au départ le coronavirus", a déclaré Ursula von der Leyen à Bild, le quotidien allemand. "Mais entre-temps, il devenu clair qu'il s'agit d'un virus qui va nous occuper encore longtemps", a ajouté la présidente de l'exécutif européen. "Nous avons compris que toutes ces mesures, qui il y a encore deux ou trois semaines paraissaient drastiques et draconiennes, devaient être prises à présent", a-t-elle ajouté, en rappelant que l'Europe était "en ce moment l'épicentre de la crise".

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Ursula von der Leyen a néanmoins réfuté le terme de "guerre" contre le virus employé cette semaine par Emmanuel Macron. "Personnellement, je n'utiliserais pas le terme de guerre mais je comprends la motivation du président français car le coronavirus est un adversaire inquiétant", a dit la présidente de la Commission.

Pour affronter cet "adversaire", les Européens ont accordé leurs violons mardi, actant une fermeture des frontières extérieures. Lors d'une réunion par visioconférence, les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé d'interdire les voyages "non essentiels" vers l'UE, pour une durée initiale de 30 jours. Cette fermeture des frontières extérieures de l'UE, qui "va entrer en vigueur le plus rapidement possible", compte un certain nombre d'exceptions : ressortissants européens et leur famille, résidents de longue date, diplomates, personnel soignant, chercheurs, transfrontaliers... Les ressortissants britanniques, dont le pays a quitté l'UE le 31 janvier, sont une autre exception et ne sont pas concernés par la mesure.

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