En quoi consiste "Hera incubator", le nouveau plan de lutte de l'UE face aux variants du Covid-19 ?

Aris Oikonomou / POOL / AFP

PLAN - La Commission européenne a présenté mercredi un projet de "bio-défense" destiné à endiguer la propagation des variants du Covid-19, qui suscitent une vive inquiétude dans le continent.

Il répond au doux nom d'Hera Incubator et a pour objectif de préparer "la prochaine phase" la pandémie. Bruxelles va se doter d'un projet de "bio-défense", destiné à endiguer la propagation des variants, tels ceux apparus au Royaume-Uni, au Brésil ou en Afrique du Sud, qui inquiètent par leur contagiosité accrue et leur possible résistance aux vaccins actuels. La Commission européenne, vivement critiquée justement pour les ratés de la vaccination, en a dévoilé les contours ce mercredi.

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Augmenter les séquençages

Cette initiative associant industrie pharmaceutique, organismes de recherche et institutions se veut être une nouvelle arme face à l'avenir de la pandémie, "depuis la détection précoce de nouveaux variants jusqu'à la production rapide de masse d'une seconde génération de vaccins si nécessaire", a fait valoir, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Pour se faire, l'UE consacrera notamment 75 millions d'euros pour développer des tests spécifiques et augmenter les séquençages du génome du virus, avec l'objectif de le faire pour au moins 5% des tests positifs contre 1% actuellement afin d'identifier de façon précoce les mutations. Quelque 150 millions d'euros supplémentaires seront engagés pour renforcer la recherche et les échanges de données sur ces nouveaux variants. 

Vers un réseau de production d’urgence de vaccins

Bruxelles entend aussi prendre les devants pour garantir les approvisionnements d'éventuelles formules améliorées des vaccins, se disant prêt à "actualiser" ses contrats déjà signés ou à en "conclure de nouveaux". Les laboratoires pourraient recevoir le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) sans avoir à repasser toutes les étapes de certification, s'il s'agit d'une version modifiée d'un vaccin déjà autorisé. Enfin, la Commission souhaite mettre en place un réseau de production d’urgence de vaccins et médicaments à l’échelle européenne voué à devenir, à long terme, "un atout de la future Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire (HERA)", assure l’UE.

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"Aujourd'hui, avec l'incubateur HERA, nous apportons une réponse structurelle forte, qui ne se limite pas à des solutions à court terme: l'initiative contribuera à accroître le niveau d'autonomie de notre continent dans le domaine de la santé dans un avenir proche", a résumé le Commissaire européen en charge du Marché intérieur, Thierry Breton. L’incubateur HERA" (Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire) devra être approuvé par les Etats membres lors du prochain Conseil européen qui se tiendra les 25 et 26 février.

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