L'université d'Oxford lance des essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19

L'université d'Oxford lance des essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19
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ESPOIR - Ce jeudi, l'université d'Oxford a lancé des essais cliniques sur l'homme pour un vaccin contre le Covid-19, sur plusieurs centaines de volontaires recrutés. Des essais du même type ont déjà été lancés en Chine et aux Etats-Unis.

Depuis plusieurs mois, les chercheurs du monde entier sont sur le pied de guerre pour trouver un vaccin contre le Covid-19, qui a fait plus de 187 000 morts depuis le début de l'épidémie fin décembre. Ce jeudi, l'université d'Oxford a lancé des essais cliniques sur l'homme pour un vaccin contre le Covid-19, avec des essais effectués sur deux personnes figurant parmi les plus de 800 volontaires recrutés selon la BBC, 1 112 selon l'AFP. De tels essais ont déjà commencé en Chine et aux Etats-Unis et doivent débuter à la fin du mois en  Allemagne, où l'autorité fédérale chargée des vaccins a donné mercredi son feu vert.

La moitié des volontaires recevra une dose du potentiel vaccin contre le Covid-19 quand l'autre moitié se verra injecter un vaccin témoin qui protège contre la méningite mais pas contre le Covid-19, sans qu'on ne leur dise lequel des deux vaccins ils ont reçu. L'une des deux volontaires, Elisa Granato, a réagi à ce test auprès de la BBC : "Je suis une scientifique, donc je voulais essayer de soutenir le processus scientifique autant que possible."

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Un vaccin développé en moins de trois mois

Le vaccin a été développé en moins de trois mois par une équipe de l'Université d'Oxford. C'est Sarah Gilbert, professeur de vaccinologie à l'Institut Jenner, a dirigé la recherche préclinique. Estimant à 80% les chances de réussite, l'équipe du professeur Sarah Gilbert prévoit, parallèlement aux recherches, de produire un million de doses disponibles d'ici au mois de septembre, afin de le rendre largement disponible dès l'automne en cas de succès.

Le vaccin que développent les chercheurs d'Oxford est basé sur un adénovirus, un rhume commun touchant les chimpanzés, modifié pour qu'il ne puisse pas se développer chez l'homme. Il permet de "générer une forte réponse immunitaire avec une seule dose et il ne s'agit pas d'un virus qui se réplique", si bien qu'il "ne peut pas causer d'infection continue chez  l'individu vacciné". Cela le rend "plus sûr pour les enfants, les personnes âgées" et les patients qui auraient des maladies sous-jacentes comme le diabète.

Des travaux salués par le ministre de la Santé

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Les volontaires de ces tests cliniques feront l'objet d'un suivi attentif au cours des prochains mois. Des douleurs au bras, des maux de tête ou encore de la fièvre pourraient survenir chez eux dans les deux jours suivant la vaccination, explique la BBC. Toujours selon le média britannique, il existe un risque théorique que le virus puisse induire une réaction grave au Covid-19, qui est apparue dans certaines des premières études sur le vaccin animal Sars.

Les travaux de l'université d'Oxford sont fortement soutenus par le gouvernement britannique. Le ministre de la Santé Matt Hancock, qui a annoncé  mardi le début des essais sur l'homme, a salué un "développement prometteur",  soulignant qu'il faudrait en temps normal "des années" avant d'arriver à un tel stade de recherche, lors d'une réunion vidéo devant la Chambre des communes mercredi.

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