L'Espagne arrête ses activités économiques non essentielles pour limiter la propagation du Covid-19

L'Espagne est le deuxième pays d'Europe le plus touché par le coronavirus. Le nombre total de cas confirmés s'approche des 40 000 avec 2 800 décès. Les 2/3 des morts ont été enregistrés dans la région de Madrid.
International

EPIDEMIE - Deuxième pays le plus touché au monde en termes de décès, l'Espagne a décidé de suspendre ses activités de production de biens et de services non essentiels, a décidé le gouvernement socialiste, samedi 28 mars.

Au tour de l'Espagne. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez a décidé, samedi 28 mars, de suspendre toutes les activités non essentielles : "Tous les salariés des activités non essentielles devront rester chez eux durant les deux prochaines semaines", soit jusqu'au 9 avril. Parmi les travailleurs toujours autorisés à travailler, on compte notamment ceux de la santé, de l'alimentation ou de l'énergie, a-t-il été décidé à l'occasion d'un conseil des ministres extraordinaire.

Lire aussi

Les salariés, en congés payés, rattraperont leurs heures non travaillées plus tard

Avec cette mesure, le gouvernement socialiste espère réduire un peu plus la mobilité de ses concitoyens et, ainsi, freiner la propagation du virus. Avant ce durcissement, les Espagnols étaient déjà soumis un confinement des plus stricts depuis la mi-mars, et prolongé d'ores et déjà jusqu'au 11 avril. Il leur était ainsi de sortir, même pour une promenade, ce qui est encore autorisé en France. Seuls le travail, l'achat de nourriture, un rendez-vous médical ou une sortie rapide du chien étaient des motifs autorisés pour sortir.

Les salariés qui seront obligés de rester chez eux bénéficieront d'un congé rémunéré, a détaillé Pedro Sanchez, qui "n'a pu promettre que des sacrifices et un moral de victoire". Les entreprises, de leur côté, leur feront récupérer plus tard les heures non travaillées.

Lire aussi

800 morts en 24 heures

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Des pays sont-ils aujourd'hui confrontés à une deuxième vague de l'épidémie ?La progression du Covid-19 dans le monde

Ces mesures ont concouru à freiner la propagation du virus, mais n'empêchent malheureusement pas la péninsule ibérique d'être le deuxième pays le plus touché en Europe et du monde en termes de décès, derrière l'Italie. Samedi 28 mars, les autorités sanitaires ont en effet annoncé un nouveau nombre record de décès ces dernières 24 heures, soient 832 personnes. Le  nombre de cas de contaminations a également progressé, à plus de 72.000, avec 8000 cas supplémentaires ces dernières 24 heures.

Point positif dans cet océan de mauvaises nouvelles : les autorités sanitaires ont conclu du ralentissement de la croissance du nombre de morts et de contaminations que le pays était "arrivé au pic de la courbe". "Nous l'avons probablement dépassé pour certaines zones du pays", s'est réjoui le directeur du Centre d'alertes sanitaires, Fernando Simon. Si les guérisons sont en hausse, plus de 30% à plus de 12.000 patients concernés, la saturation est toujours une préoccupation, auquel doit répondre l'achèvement prochain d'un hôpital de campagne de 5500 places à Madrid.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent