Coup de fil à Taïwan, éloge du Pakistan : Donald Trump ou l’art du couac diplomatique

Coup de fil à Taïwan, éloge du Pakistan : Donald Trump ou l’art du couac diplomatique

ETATS-UNIS - Le président élu s'est attiré les foudres de Pékin en se rapprochant de Taïwan vendredi. Une polémique de plus pour le républicain, qui prend le contre-pied de la diplomatie américaine depuis son élection.

La "Chine unique" a du plomb dans l'aile

Ses proches l’assurent : l'entretien téléphonique de Donald Trump avec la présidente de Taïwan vendredi n'était "rien de plus" qu'une conversation de "courtoisie". Une conversation pourtant synonyme de complications avec la Chine puisqu'elle rompt avec 40 ans de diplomatie américaine en la matière… Que la Maison-Blanche soit sous administration républicaine ou démocrate, Washington soutient en effet depuis les années 1970 la politique de la "Chine unique". Cette approche a conduit les Etats-Unis à reconnaître Pékin en 1978 et à rompre les relations diplomatiques avec Taïwan en 1979. 

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    C'était sans compter l'arrivée prochaine au pouvoir de Donald Trump, qui a ainsi accepté de répondre au coup de fil de son homologue. Au risque de s'attirer les foudres de Pékin : "Nous avons protesté solennellement auprès de la partie américaine concernée. Il n'existe qu'une seule Chine, et Taïwan est une part inaliénable du territoire chinois", a martelé samedi le ministère chinois des Affaires étrangères. Il en fallait plus pour impressionner Donald Trump : le président élu s'est lancé dans une critique de la politique des changes et de la politique militaire de Pékin.

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    JT WE – Couac diplomatique : l'entretien entre Trump et la présidente taïwanaise froisse Pékin

    Le Pakistan flatté comme jamais

    Le Pakistan, lui aussi, a eu droit aux compliments de Donald Trump. "Vous êtes un type super. Vous faites un travail extraordinaire, qui se voit partout. Je suis impatient de vous rencontrer bientôt. En vous parlant, M. le Premier ministre, j'ai l'impression de parler à une personne que je connais depuis longtemps", a-t-il en effet déclaré au chef du gouvernement pakistanais, Nawaz Sharif, selon les propos rapportés par l'exécutif du pays. Et le républicain d'ajouter, visiblement très inspiré : "Votre pays est extraordinaire, avec des opportunités énormes. Les Pakistanais sont l'un des peuples les plus intelligents qui soient".  

    Sans doute flatté, Nawaz Sharif l'a invité à lui rendre visite. Donald Trump a alors assuré qu'il "aimerait beaucoup venir dans un pays fantastique, endroit fantastique où vivent des gens fantastiques". Si cela se concrétisait, la visite du milliardaire serait un événement. Car aucun président américain ne s'est rendu au Pakistan depuis la venue de George W. Bush durant la dictature militaire de Pervez Musharraf en 2006.

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      Son gendre pour régler le conflit israélo-palestinien

      Lors d'un entretien avec le New York Times le 22 novembre, Donald Trump a affirmé mardi qu'il aimerait "être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens". Et ce grâce notamment à… son gendre. Jared Kushner, le mari de sa fille Ivanka, pourrait en effet jouer un rôle dans d'éventuels pourparlers de paix. Homme d'affaires et investisseur, il a été un proche conseiller du magnat de l'immobilier durant la campagne électorale. Après l'élection de son beau-père, il a demandé à avoir accès aux briefings de sécurité quotidiens de la Maison Blanche.

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        Shinzo Abe accueilli par le clan Trump

        Une visite sous le signe de la famille. Le 17 novembre, les photos de la première rencontre de Donald Trump avec un dirigeant étranger ont suscité un torrent de tweets indignés de nombreux sympathisants d'Hillary Clinton. Sur l'une d'elles, on voit sa fille Ivanka, assise avec son père et le dirigeant japonais, dans leur quartier général de la Trump Tower. Sur une autre, les deux hommes discutent sous l'œil d'Ivanka et de son mari Jared. "Conflit d'intérêts est un euphémisme", a réagi parmi les premiers Matt Ortega, un responsable de la campagne numérique d'Hillary Clinton.

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