Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo acquitté de crimes contre l'humanité, les procureurs de la CPI vont faire appel

Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo acquitté de crimes contre l'humanité, les procureurs de la CPI vont faire appel

International
DirectLCI
JUSTICE - La Cour pénale internationale (CPI) a acquitté l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien allié Charles Blé Goudé de toutes les charges pour crimes de guerre au cours des violences post-électorales en Côte d'Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011. Leur libération immédiate a été ordonnée. Les procureurs de la CPI ont annoncé mercredi leur intention de faire appel.

Laurent Gbagbo est désormais libre. Prévue pour le 14 décembre dernier, la décision de la Cour pénale internationale (CPI) concernant la libération provisoire de l'ancien président ivoirien avait été repoussée par les juges. Le verdict est finalement tombé ce mardi 15 janvier. Le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et son ancien allié, Charles Blé Goudé, ex-leader des jeunes patriotes, jugés depuis 2016 à La Haye, aux Pays-Bas, et poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, ont été acquittés de toutes les charges retenues contre eux. La CPI a ordonné la libération immédiate des deux accusés. 


Interpellés en 2011 suite aux violences post-électorales en Côte d'Ivoire, lorsque Laurent Gbagbo avait refusé d'accepter sa défaite face à son rival Alassane Ouattara, les deux hommes étaient poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, notamment meurtres, viols et persécution. Les violences avaient fait plus de 3000 morts en cinq mois.

Près de huit ans après son arrestation, Laurent Gbagbo, premier ancien chef d'État à avoir été remis à la Cour pénale internationale, recouvre la liberté. Détenu depuis le 30 novembre 2011, il va pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen.


Mercredi 16 janvier, les procureurs de la CPI ont annoncé qu'ils faisaient appel de l'acquittement de l'ancien président, dans un document consulté par l'AFP. Ils souhaitent que la Cour pénale internationale lui interdise de rentrer dans son pays. Ils disent craindre que les autorités ivoiriennes refusent de le contraindre à revenir à La Haye pour comparaître si l'appel est jugé recevable.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter