Covid-19 : Pourquoi Bruxelles renonce-t-elle au port du masque obligatoire à l’extérieur ?

Covid-19 : Pourquoi Bruxelles renonce-t-elle au port du masque obligatoire à l’extérieur ?

BELGIQUE - A partir de ce jeudi 1er octobre, le port du masque ne sera plus obligatoire en extérieur partout sur le territoire de la Région bruxelloise. Pourquoi cette décision à contre-courant de ses voisins européens ?

Fini le masque partout dans la capitale belge. L’obligation du port du masque en extérieur avait été imposée le 12 août sur tout le territoire de la région Bruxelles-Capitale, sans distinction de lieu ni d'horaire, suscitant des critiques. Si la nouvelle mesure divise au sein du corps médical, elle est plutôt bien accueillie par la population. "Ce n’est pas très agréable de porter un masque au quotidien, c’est une petite liberté en plus", estime un habitant, croisé au détour d’une rue. "Cela fait du bien d’avoir le choix, enfin !", soutient un autre. "Être obligé de porter un masque, y compris à 2 heures du matin et dans une rue déserte, cela n’a rien de logique", abonde un troisième. 

L'exécutif régional avait annoncé la semaine dernière l'arrêt de l'obligation du port du masque en extérieur partout dans Bruxelles. La mesure est effective à partit de ce jeudi 1er octobre. Cependant, les habitants de la capitale belge devront avoir un masque avec eux en permanence. Par ailleurs, en dehors des zones très fréquentées et des abords des écoles où le port du masque reste obligatoire, celui-ci sera fortement recommandé dès que la distanciation physique n'est pas possible. Sont notamment visées, les zones piétonnes de la place Sainte-Catherine ainsi que les quartiers des Marolles, Louise et De Wand. 

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Il y a eu des errements et des approximations de la part des autorités. Au bout d’un moment, les gens ne croient plus en ce qu’on leur dit.- Le maire d'Etterbeek dans la région bruxelloise, Vincent de Wolf.

Une décision saluée par le Bourgmestre (maire) d'Etterbeek dans la région bruxelloise, Vincent de Wolf. "ll y a eu des errements et des approximations de la part des autorités. Au bout d’un moment, les gens ne croient plus en ce qu’on leur dit", affirme-t-il. Selon lui, il était essentiel d'établir une règle simple et que tout le monde comprend. "On a son masque sur soi. Dès qu’on voit qu’il y a une densité de population importante, on le met. A l’inverse, quand on est dans un endroit où il n’y a quasiment personne, on peut le retirer", explique-t-il.

Une mesure douce pour regagner la confiance de la population plutôt que des mesures contraignantes rejetées par un grand nombre, voilà le nouveau pari des autorités belges. Au risque cependant de laisser penser que l'épidémie n'est plus qu'un lointain souvenir. Or, le pays vient de franchir la barre des 10.000 morts (+14 en 24 heures) et comptabilise 117.115 cas positifs enregistrés depuis le début de l'épidémie. En parallèle, les autorités sanitaires ont lancé officiellement ce mercredi une application mobile baptisée "Coronalert", en invitant les Belges à la télécharger massivement sur leur smartphone afin de compléter le système de suivi des contacts.

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