Contrôles renforcés aux frontières : les touristes vont-ils renoncer à leur voyage en France ?

Contrôles renforcés aux frontières : les touristes vont-ils renoncer à leur voyage en France ?

COVID-19 - Près de 30 pays sont désormais classés "rouges" par le Quai d'Orsay en raison de leur situation sanitaire dégradée. Les voyageurs en provenance de ces territoires devront se soumettre à un protocole sanitaire strict pour entrer en France... ou renoncer à s'y rendre.

Leur périple pourrait se transformer en véritable casse-tête. Après l'allocution d'Emmanuel Macron lundi soir, les touristes non-européens vont voir les conditions d'entrée en France se durcir dès la semaine prochaine. Un test PCR négatif de moins de 48 heures ne sera plus suffisant. Les voyageurs devront aussi s'isoler pendant une durée encore non déterminée. 

Les professionnels du tourisme - secteur en grande difficulté avec un chiffre d’affaires en recul de 85% depuis le début de la pandémie - redoutent de voir les potentiels touristes fuir. "Il y a déjà beaucoup d'étrangers qui avaient prévu de ne pas voyager dans les conditions actuelles", rappelle Robin Torchut, directeur de l'hôtel "La Monnaie" à La Rochelle dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "Mais les dernières annonces vont aggraver la situation. Ce n'est vraiment pas une bonne nouvelle pour nous. Les touristes vont forcément annuler leur réservation pour les mois à venir." 

Toute l'info sur

Variant Delta : la France face à une quatrième vague

28 pays classés "rouge"

Les touristes en provenance des 28 pays classés "rouges" par le Quai d'Orsay seront plus durement touchés par ces contrôles sanitaires que les autres. Et pour cause, ils devront être doublement vaccinés par l'un des vaccins reconnus par l'Agence européenne des médicaments (EMA) - Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson - et s'isoler pendant sept jours. En cas d'absence de vaccination, une quarantaine obligatoire de dix jours, contrôlée par les forces de sécurité, sera imposée. Les contrevenants devront payer 1000 euros d'amende, a prévenu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. 

Ce sera notamment le cas de la Tunisie dès demain - en raison de la dégradation sanitaire du pays qui enregistre le plus fort taux de mortalité du continent africain (100 morts par jour), selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).  Mais d'après Mélanie Lemarchand, ce durcissement ne change rien pour les voyageurs prévoyants. "La Tunisie était déjà classée 'orange' donc il fallait déjà s'inscrire dans un schéma vaccinal complet. Tous nos clients ont leur double dose", indique-t-elle. 

Lire aussi

D'autres pays comme le Mozambique, Cuba et encore l'Indonésie rejoindront cette liste dès vendredi 16 juillet. Ils rejoindront les 24 territoires déjà concernés : l'Afghanistan, l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Inde, les Maldives, la Namibie, le Népal, Oman, le Pakistan, le Paraguay, la République démocratique du Congo, la Russie, les Seychelles, le Sri Lanka, le Suriname, l'Uruguay et la Zambie.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : 19.600 nouveaux cas en 24h, forte hausse des hospitalisations

EN DIRECT - JO de Tokyo : la Vénézuélienne Yulimar Rojas fait tomber le record du monde du triple saut

Paris : la policière victime d'un grave accident de trottinette électrique est décédée

Groenland : l'équivalent de l'étendue de la Floride a fondu en un jour

"Toutes les tranches d'âge sont concernées" : les hospitalisations multipliées par dix en un mois en Occitanie

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.