Brésil : sans masque pendant un bain de foule, Jair Bolsonaro va écoper d’une amende

Brésil : sans masque pendant un bain de foule, Jair Bolsonaro va écoper d’une amende

POLEMIQUE - Le président brésilien pourrait écoper d’une amende allant jusqu’à 1,5 million de réais (230.000 euros) pour avoir profité d’un bain de foule sans porter de masque. L’épidémie a fait plus de 446.000 morts dans le pays.

"A lei é para todos", autrement dit"la loi est la même pour tous." Sous cette argumentation, le gouverneur de l’État brésilien du Maranhão a annoncé infliger une contravention au président brésilien, "qui a provoqué des rassemblements sans la moindre précaution sanitaire". Ainsi, Jair Bolsonaro, réputé pour nier la gravité du Covid depuis son apparition, a profité vendredi 20 mai d’un bain de foule dans la ville de Açailanda sans porter de masque de protection. Ce qui est illégal dans cet État du nord-est du pays puisque les décrets en vigueur "interdisent les rassemblements de plus de 100 personnes et imposent le port du masque", a précisé Flavio Dino, élu de gauche, sur son compte Twitter.

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Si la présidence n’a souhaité apporter aucun commentaire, elle doit cependant présenter sa défense dans un délai de 15 jours, avant que soit fixé le montant de l’amende. Ce qui est certain, c’est que ce geste peut coûter cher à Jair Bolsonaro puisque la contravention peut aller de 2000 à 1,5 million de reais, l'équivalent de près de 230.000 euros. Sur Twitter, des images du chef de l’État souriant et salué par des centaines de personnes ont provoqué l’indignation, au moment où le variant originaire d’Inde se propage et que l’épidémie est loin d’être contenue dans le pays. À ce jour, plus de 446.000 personnes ont déjà perdu la vie au Brésil depuis l’apparition du Covid-19.

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En parallèle, une commission d’enquête parlementaire travaille depuis trois semaines sur la gestion de la situation sanitaire par Jair Bolsonaro, cherchant à le mettre face à ses nombreux manquements. "Combien de vies auraient pu être sauvées ?", s’est par exemple indigné Randolfe Rodrigues, vice-président de la commission. Et les premiers témoignages sont accablants pour le gouvernement brésilien. Appelé à être auditionné jeudi 20 mai, l’ancien ministre de la Santé Eduardo Pazuello a cherché à protéger le président, comme le raconte Le Monde. Ce dernier a notamment expliqué n’avoir jamais reçu d’"ordre direct" de la part de Jair Bolsonaro pour recommander l'usage de la chloroquine, médicament antipaludique et déconseillé par l’OMS contre le Covid.

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