Donald Trump a bénéficié d'un traitement expérimental contre le Covid-19 réservé aux malades les plus graves

Donald Trump a bénéficié d'un traitement expérimental contre le Covid-19 réservé aux malades les plus graves

CORONAVIRUS - Donald Trump a quitté, lundi 5 octobre, l'hôpital de Walter Reed, à Bethesda près de Washington, après son infection au Covid-19. Lors de son séjour, le président américain a pu bénéficier d'un traitement encore expérimental et jusqu'ici réservé uniquement aux malades les plus graves.

"Des soins médicaux de classe mondiale 24 heures sur 24". C’est ce que le docteur Sean Conley a assuré administrer à Donald Trump. Infecté au Covid-19 à 74 ans, le président des Etats-Unis a bénéficié d’un traitement expérimental lors de son séjour à l’hôpital. Il a reçu un mélange censé neutraliser le coronavirus : le remdesivir, la dexaméthasone et une injection du traitement de la société Regeneron, qui sont des anticorps synthétiques.

D’ordinaire, ce double traitement est réservé aux patients les plus gravement atteints par le Covid-19. Il est encore cantonné à des essais cliniques avec de rares exceptions au cas par cas. Mais Donald Trump a pu en bénéficier pendant son séjour à l'hôpital de Walter Reed, qu'il a quitté mardi 6 octobre. Il a reçu une forte dose de ce traitement (8 grammes) pendant trois jours. Le remdesivir est recommandé pour les patients ayant besoin d'oxygénation. La dexaméthasone est, elle, utilisée pour stopper l'inflammation générale provoquée par le virus, qui peut dégénérer en insuffisances respiratoires et autres complications dans les organes vitaux.

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Des tests encore en cours

Selon la société Regeneron, des études menées sur plusieurs centaines de patients montrent que ces deux anticorps de synthèse réduiraient la quantité de virus dans le corps, ainsi que la mortalité.

Avant qu’une mise sur le marché de ce traitement ne soit envisagée, il faut encore poursuivre les expérimentations. Regeneron a prévu une nouvelle phase de test sur 2 100 patients volontaires, cette fois-ci. Pour cette mise au point, le laboratoire a, par ailleurs, reçu 600 millions de dollars de la part du gouvernement américain.

Administrer ce cocktail expérimental en urgence à Donald Trump relève d’une navigation en "territoire inconnu", reconnait lui-même le docteur Sean Conley. Selon ses notes, le président aurait également pris d’autres médicaments comme du zinc, de la vitamine D, de la mélatonine (contre les insomnies) ou de l’aspirine. Une multiplication des traitements qui interroge les médecins quant à la réelle gravité de la maladie de Donald Trump ou la trop grande précaution qui lui est accordée. "C’est l'exemple même du syndrome VIP où le patient reçoit un traitement irrationnel et sans base factuelle, et est sur-traité", analyse Eric Topol, directeur du Scripps Research Translational Institute, auprès de l’AFP.

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