Vente d'alcool interdite, masque obligatoire… L’Afrique du Sud serre la vis face au virus

Soweto, Afrique du Sud, mars 2020

VIRUS - De nouvelles mesures ont été prises en Afrique du Sud pour tenter de freiner l’épidémie. Le pays, le plus touché du continent, a dépassé dimanche le million de cas officiellement détectés.

L’heure est à l’inquiétude à Johannesburg, où de nouvelles restrictions nationales ont été prises pour tenter de freiner l’épidémie. Après la découverte d’une variante du virus plus contagieuse  -qui serait a priori différente de celle observée en Angleterre - et du relâchement semble-t-il constaté pour les fêtes de fin d’année, l’Afrique du Sud a décidé de serrer à nouveau la vis à la fois pour ralentir les contaminations et soulager les hôpitaux. Dimanche 27 décembre, le pays le plus touché par le virus en Afrique, a franchi la barre du million de malades officiellement recensés depuis le début de l’épidémie. 

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L'alcool restreint pour soulager les hôpitaux

Ce lundi, le président Cyril Ramaphosa a présenté en conférence de presse un panel de nouvelles mesures sanitaires. À commencer par l’interdiction de la vente d’alcool à compter de ce soir minuit et jusqu’au 15 janvier minimum. "La distribution et le transport seront interdits avec des exceptions qui seront expliquées par le ministre. Ces règlements pourraient être revus dans les prochaines semaines si nous constatons une baisse soutenue des infections et des hospitalisations", a précisé le chef de l’État. 

La restriction, fortement symbolique, vise en réalité à ralentir le nombre d’admissions à l’hôpital, liées souvent à des accidents de la route ou à des violences, notamment familiales, générées par un excès de consommation. "Notre priorité en ce moment, cependant, doit être de sauver des vies", a d’ailleurs ajouté Cyril Ramaphosa, indiquant que plus de 41.000 soignants ont été contaminés depuis le mois de mars et qu'ils sont aujourd'hui "épuisés".

Autre mesure phare annoncée, le port du masque sera désormais obligatoire dans tous les lieux publics. Le président a précisé que les contrevenants à cette "mesure drastique mais désormais nécessaire" s’exposeront à des amendes, voire à une peine d’emprisonnement. Pendant deux semaines, les rassemblements, intérieurs comme extérieurs, sont interdits, sauf les enterrements limités à 50 personnes et "autres exceptions" qui seront détaillées plus tard.  

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Le couvre-feu est quant à lui élargi, passant de 23h actuellement à 21h pour durer jusqu’à 6h du matin. "Hormis les travailleurs autorisés et pour les urgences médicales et de sécurité, personne n'est autorisé à sortir de son lieu de résidence pendant le couvre-feu", a martelé Cyril Ramaphosa. Un couvre-feu qui débutera en réalité une heure plus tôt pour les établissements considérés comme non essentiels par le gouvernement sud-africain : les magasins, restaurants, bars et lieux culturels devront fermer leurs portes à 20h. La liste des établissements concernée sera rapidement publiée, selon le président. À ce jour le pays déplore 26.735 décès liés au Covid-19 depuis le mois de mars.

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