Covid-19 : les autorités sanitaires implorent les Américains de stopper les traitements à base d'ivermectine

L'insouciance des jeunes ne les pousse pas forcément à se rendre dans les vaccinodromes. Aux États-Unis, comme pour les adultes il y a quelques semaines, les autorités américaines sont prêtes à tout pour les convaincre.

MÉDICAMENTS - Après plusieurs hospitalisations de personnes ayant pris de l'ivermectine pour lutter contre le Covid-19, les autorités sanitaires américaines appellent à ne pas utiliser ce médicament destiné aux animaux.

"Vous n’êtes pas un cheval. Vous n’êtes pas une vache. Sérieusement, arrêtez maintenant." Dans un tweet publié ce samedi 21 août, l'US Food and Drug Administration (FDA) a conjuré les Américains de ne plus utiliser l'ivermectine, un antiparasitaire utilisé chez les animaux, contre le Covid-19.

Dans un article partagé sur le réseau social, l'autorité dit comprendre que "certains se tournent vers des traitements non conventionnels, non approuvés ou non autorisés par la FDA", mais "soyez prudents", ajoute-t-elle. "Il semble y avoir un intérêt croissant pour un médicament appelé ivermectine", "souvent utilisée aux États-Unis pour traiter ou prévenir les parasites chez les animaux. La FDA a reçu plusieurs rapports de patients ayant nécessité un soutien médical et ayant été hospitalisés après s'être auto-médiqués avec de l'ivermectine destinée aux chevaux", ajoute-t-elle. 

"La prise de fortes doses de ce médicament est dangereuse et peut causer de graves dommages", "n'utilisez jamais de médicaments destinés aux animaux sur vous-même. Les préparations d'ivermectine pour les animaux sont très différentes de celles destinées aux humains", peut-on encore lire. L'ivermectine est parfois utilisée chez l'homme, notamment pour traiter des vers parasites ou des problèmes cutanés, mais pas sous la même forme que celle donnée aux animaux. 

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Des appels à la vigilance partout dans le monde

En France, une demande d'accorder une autorisation temporaire d'utiliser l'ivermectine pour traiter ou prévenir le Covid-19 avait été rejetée par l'Agence française du médicament au début du mois d'avril dernier. L'Agence européenne du médicament (EMA/AEM) et l'OMS, les 22 et 31 mars, avaient également recommandé de ne pas l'utiliser pour le Covid en dehors d'essais cliniques. Mais l'ivermectine a fait l'objet d'une intense promotion sur les réseaux sociaux, par des influenceurs et des personnalités, notamment en Indonésie. Alimentée par la mouvance antivaccin et les théories du complot, la demande en ivermectine a aussi bondi au Brésil, en Afrique du Sud ou au Liban.

Même le fabricant du médicament, Merck, a assuré que l'idée d'un "potentiel effet thérapeutique contre le Covid-19 n'a aucune base scientifique" et averti de possibles risques si le médicament n'était pas correctement administré.

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