Face à un ralentissement de leur campagne de vaccination, les États-Unis durcissent le ton

Face à un ralentissement de leur campagne de vaccination, les États-Unis durcissent le ton

CHANGEMENT DE CAP - Alors que l'administration Biden se refusait à associer toute idée de contrainte à la vaccination, le président a finalement annoncé une série de mesures pour que la campagne reprenne, parmi lesquelles l'obligation vaccinale pour les employés fédéraux.

Alors qu'en France, ce sont les soignants qui se sont vus imposer la vaccination, le président américain a plutôt axé la campagne vaccinale sur les employés fédéraux. Jeudi, il a annoncé, parmi d'autres mesures, l'obligation pour les quatre millions d'employés fédéraux américains soit d'être vaccinés, soit de se plier à toute une série de contraintes.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Les employés fédéraux non-vaccinés auront ainsi l'obligation de porter le masque en continu et ce même dans les zones où la circulation du Covid-19 est faible, et de se soumettre à des tests réguliers, une ou deux fois par semaine. Ils seront aussi limités dans leurs déplacements. 

Le président américain a également demandé à l'armée de réfléchir à "comment et quand" ajouter le vaccin contre le Covid-19 à la liste des vaccins obligatoires pour les militaires. Par ailleurs, Joe Biden a appelé les autorités locales à verser 100 dollars à toute personne se faisant vacciner, en puisant pour cela dans les fonds d'urgence débloqués pour faire face à la pandémie.

La campagne vaccinale française a rattrapé celle menée aux États-Unis

Ce revirement de la politique vaccinale américaine intervient alors que la campagne de vaccination s'essouffle fortement dans ce pays depuis début juillet. Celle-ci avait pourtant commencé de manière très forte, enregistrant près de 3 millions d'injections par jour fin mai, contre 500.000 actuellement. 

La campagne vaccinale française a même rattrapé celle menée aux États-Unis mercredi puisque 57,6% de la population française de plus de 12 ans était complétement vaccinée au 28 juillet contre 57,7% de l'autre côté de l'Atlantique. De même, 69,2% de la population française a reçu au moins une dose contre 66,6% de la population américaine.

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Face à la diffusion très rapide du variant Delta qui inquiète les autorités sanitaires, le gouvernement américain s'est donc résolu à prendre des mesures. Si, comme en France, les questions de l'obligation vaccinale et du licenciement en cas de non-vaccination ont un temps été examinées, le président s'est finalement concentré sur les quatre millions de personnes que l'État fédéral emploie, dont 2 millions sont des civils. 

Des mesures moins radicales qu'en France ont donc été prises par le gouvernement américain, notamment contraintes par l'organisation fédérale du pays. En effet, cette organisation politique empêche Joe Biden d'imposer à plus grande échelle des mesures qui rentreraient en confrontation avec le pouvoir de décision des autorités locales.

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