Le Portugal annonce un deuxième confinement général

Ces dernières semaines, plusieurs pays d'Europe ont décrété le retour à un confinement strict. Dans d'autres Etats, les autorités ont imposé un reconfinement partiel.

RESTRICTIONS - Face à la flambée du nombre de cas de Covid-19 après les fêtes de Noël, le Portugal se reconfine, dans des conditions similaires de celles adoptées au printemps.

À partir de vendredi 15 janvier, le Portugal entamera un deuxième confinement généralisé pour freiner l'épidémie de Covid-19, qui a atteint de nouveaux records dans le pays, a annoncé mercredi le Premier ministre Antonio Costa. Les nouvelles restrictions sanitaires, qui resteront en vigueur pendant au moins un mois, correspondront "essentiellement" à celles qui avaient été décidées en mars et avril, a-t-il indiqué à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.

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Mais, cette fois, les écoles resteront ouvertes, de même que les tribunaux ou les églises, a précisé le chef du gouvernement socialiste. "La règle est simple : chacun d'entre nous doit rester à la maison", a-t-il souligné, confirmant ainsi la fermeture des commerces non essentiels, des cafés et des restaurants. Le télétravail redeviendra obligatoire, dès que possible.

Un test Covid-19 négatif obligatoire pour entrer dans le pays

Exceptionnellement, les électeurs pourront aller voter au premier tour de l'élection présidentielle du 24 janvier. Ceux qui le souhaitent pourront même le faire de manière anticipée dès ce dimanche. En revanche, les autorités exigeront désormais un test négatif au Covid-19 pour les passagers débarquant dans les aéroports du pays, avait fait savoir un peu plus tôt le ministre des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva.

Le Portugal avait été relativement épargné par la première vague de la pandémie, grâce à un confinement total précoce, mais il a ensuite éprouvé plus de difficultés à endiguer la deuxième vague qui a déferlé à l'automne. Pour endiguer la deuxième vague de la pandémie, les autorités portugaises avaient imposé dès novembre des confinements partiels et des couvre-feux dans les régions les plus touchées. 

Des records atteints après les fêtes de Noël

La capitale Lisbonne était ainsi déjà soumise à un couvre-feu nocturne en semaine, qui débute dès 13h le weekend. En outre, les commerces et les restaurants, comme les espaces culturels ou religieux, avaient dû restreindre leurs horaires, mais n'avaient pas fermé leurs portes. Mais, après un allègement de ces restrictions pour les fêtes de Noël, la transmission du virus s'est accélérée, et ce pays de dix millions d'habitants a atteint mercredi de nouveaux records, avec 156 morts et 10.556 cas détectés en une seule journée.

"Nous vivons simultanément le moment le plus dangereux mais aussi celui du plus grand espoir", a déclaré le Premier ministre en faisant allusion au lourd bilan de la pandémie et à la campagne de vaccination lancée fin décembre à travers l'Europe. "Nous devons nous unir pour freiner cette pandémie, écraser cette courbe et sauver des vies", a-t-il insisté.

Hôpitaux sous pression

Après Noël, le pays s'est retrouvé "dans une situation très difficile", explique le docteur Ricardo Mexia, président de l'Association nationale des médecins experts en santé publique. Selon lui, l'emballement de l'épidémie s'explique par le relâchement des restrictions, mais aussi par la vague de froid et l'arrivée du variant britannique du Covid-19, détecté au Portugal fin décembre, mais dont l'impact "reste difficile à mesurer".

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D'après les données collectées auprès des autorités nationales, le Portugal figurait au sixième rang mondial des pays pour le nombre de nouvelles contaminations par rapport à leur population au cours des sept derniers jours. Il y a déjà une semaine, la ministre de la Santé, Marta Temido, s'était inquiétée de voir les hôpitaux du pays subir une "énorme pression", qui n'a cessé d'augmenter depuis, avec un peu plus de 4200 personnes hospitalisées mercredi, dont près de 600 en soins intensifs.

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