Covid-19 : le vaccin russe, Sputnik V, peine à se faire une place en Europe

Covid-19 : le vaccin russe, Sputnik V, peine à se faire une place en Europe

ARME FATALE - Alors que l'Europe vient de valider le vaccin de la firme anglo-suédoise AstraZeneca contre le Covid-19, la Russie aimerait bien à son tour que son vaccin, baptisé Sputnik V, soit homologué.

Il était le premier sur la ligne de départ. Et pourtant, le vaccin russe contre le Covid-19, baptisé Sputnik V - en référence au premier satellite soviétique envoyé dans l’espace, et "V " pour Victoire, vanté par Vladimir Poutine dès le 6 août, peine à se faire une place en Europe. Il n’a pour le moment été adopté que par une quinzaine de pays, privés jusqu'ici des vaccins occidentaux,  comme la Bolivie, où un premier avion en provenance de Moscou a atterri à La Paz vendredi avec à son bord le précieux sérum. 

"C'est la première dose, le premier envoi. Mais vous allez en recevoir de plus grandes quantités bientôt", précise Iakov Fedorov, le consul de Russie en Bolivie. Depuis le début de l'année, cette scène s'est reproduite également en Serbie, en Algérie, au Venezuela, ou encore en Argentine. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Un vaccin bon marché et facile à produire

Mais pourquoi l'Europe se montre-t-elle encore frileuse ? Lorsque Vladimir Poutine annonce l'homologation de son vaccin en plein cœur de l'été, les scientifiques occidentaux crient d'abord à la précipitation. Mais avec sept mois de recul et une campagne de vaccination qui bat son plein en Russie, le ton commence à changer, même en France. "Ce qu'on peut dire, c'est que les données cliniques, telles qu'on peut les apprécier à ce jour sont encourageantes, que la stratégie proposée fait sens, maintenant il faut examiner l'ensemble du dossier du vaccin", souligne le professeur Alain Fisher, le "monsieur vaccin" français. 

Car face aux retards de livraison des vaccins commandés par l'Union européenne, certains pays membres veulent pouvoir acheter eux-aussi du Sputnik V, un vaccin en deux doses, bon marché, facile à produire et à acheminer, comparable techniquement à celui d'AstraZeneca. La Hongrie a d'ores et déjà sauté le pas et l'Allemagne est elle-aussi tentée. "J'ai proposé que nos spécialistes puissent  aider les Russes pour que le Sputnik soit autorisé le plus rapidement possible dans l'Union européenne. Et lorsque ce sera le cas, alors nous pourrons envisager une production commune", a annoncé Angela Merkel. 

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La Russie a déposé cette semaine une demande d'homologation à l'Agence médicale européenne pour son vaccin, efficace à plus de 90% d'après Moscou, mais l'EMA n'a pas encore entamé la procédure d'examen. Et les autorités russes ne se découragent pas puisqu'elles annoncent d'ores et déjà la sortie sur leur territoire d'un second vaccin.

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