Voyages en Grèce : ce qui attend les touristes

Voyages en Grèce : ce qui attend les touristes

PERSPECTIVES - À partir de la mi-mai, la Grèce va progressivement rouvrir ses frontières et de nouveau accueillir des touristes étrangers. Une étape qui ne se fera pas sans précautions, mais qui vise à donner une bouffée d'oxygène à une économie à l'arrêt.

Bientôt la fin d'une année noire ? Plus que tout autre pays de l’Union européenne, la Grèce a beaucoup souffert de la crise économique causée par la pandémie de Covid-19, avec notamment la fermeture des frontières et l’interdiction de la venue des touristes étrangers. Une situation qui devrait évoluer dans les prochaines semaines alors que le pays, peuplé de dix millions d’habitants, accueille chaque année près de 33 millions de touristes.

Ces derniers jours, le ministre grec du Tourisme, Harry Theoharis, a annoncé que la Grèce allait officiellement ouvrir ses frontières à partir du 14 mai : "Nous mettons progressivement en place tous les systèmes pour vérifier et assurer la sécurité de la connexion internationale avec les autres pays. Au fur et à mesure que nous lèverons les restrictions et que nous nous rapprocherons du 14 mai, nous lèverons aussi progressivement les restrictions internes."

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Les îles vaccinées en priorité

Pour les touristes, la quarantaine ne sera plus nécessaire, mais un formulaire devra être rempli en ligne. Un formulaire qui générera un QR code, comme l’explique le ministre au micro de TF1 : "Quand vous arrivez, on contrôle votre QR code et de manière aléatoire vous pouvez, soit sortir directement, soit être testé. Et ce même si vous êtes vaccinés, parce qu’on veut garder la situation sous contrôle." L’arrivée des touristes devrait profiter en premier lieu aux îles, prioritaires en matière de vaccination.

C’est notamment le cas de l’île de Kea, peuplée de 2500 habitants et située à une heure de bateau d’Athènes. Ainsi, dans une dizaine de jours, la totalité des habitants en âge de l’être auront été vaccinés. Une vaccination prioritaire qui s’explique notamment par l’absence d’hôpitaux. "On n’a pas d’hôpital sur l’île et sur la plupart des autres îles des Cyclades. Cette vaccination sera une garantie de sécurité pour tous les habitants, y compris pour ceux qui sont en contact avec les touristes", explique la maire de Kea, Irene Velissaropaulo.

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Un motif d’espoir pour l’économie locale, notamment pour les restaurateurs comme Antonis Chambakis : "Les Français, les Anglais et les Italiens adorent venir ici, mais aussi les Grecs venus d’Athènes et du reste du pays. Alors, s’il vous plaît, faites qu’ils puissent venir sur notre île et qu’ils se sentent en confiance." En revanche, le calendrier devrait être différent pour les établissements du continent, notamment dans la capitale Athènes, où la vaccination sera plus lente.

Actuellement, la capitale manque cruellement de touristes, sept hôtels sur dix étant fermés et ceux étant ouverts affichant un taux d’occupation inférieur à 20%. En attendant les vaccins, un autotest obligatoire a été mis en place dans les hôtels pour chaque salarié, à raison d’une fois par semaine. "Les clients se sentent rassurés, car ils savent que chaque semaine tous nos employés font un autotest. On est totalement dépendants du tourisme, il faut que cela redémarre assez vite", souligne Stefania Flenga, directrice du New Hotel d’Athènes.

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