Variant anglais : l’Irlande face à un "tsunami" de contaminations

Variant anglais : l’Irlande face à un "tsunami" de contaminations

CONTAGION - La liste des pays détectant le variant britannique du Covid-19 s'allonge de jour en jour, mais c'est en Irlande qu'il sévit le plus. Alors que le pays en est à son troisième confinement, 31% des cas enregistrés dans le pays depuis le début de l'épidémie l'ont été la semaine dernière.

Les "irish pubs" font grise mine à Dublin. Tous fermés, une énième fois, à cause de la propagation alarmante du coronavirus, ils laissent des secteurs entiers sans vie. À tel point qu'il devient de plus en plus difficile pour les habitants de reconnaître leur quartier. "C'est mort, totalement mort. Même les endroits qui vendent des cafés à emporter sont désormais fermés. Il n'y a presque plus rien d'ouvert. C'est dingue comme c'est déprimant", réagit ainsi un riverain. 

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La faute notamment au variant anglais du Covid qui se répand comme une trainée de poudre dans toute la ville. Résultat, dans les hôpitaux, le nombre de malades pris en charge a quadruplé en seulement deux semaines. Pour limiter la casse, les écoles sont fermées, et les commerces non essentiels ont baissé leur rideau. À ce sujet, le gouvernement évoque une fermeture au moins jusqu'au mois de mars. Le pic de l'épidémie étant probablement loin d'être passé. 

Le plus fort taux de propagation du virus

Face à cette situation sanitaire complexe, la crainte de la population grandit de jour en jour. "Le nombre de morts est terriblement inquiétant, alors au risque de paraître cliché, je crois que l'on doit tous redoubler d'efforts. Il faut restreindre nos mouvements, avoir le moins de contacts possibles avec nos proches. En gros, il nous faut vraiment faire attention", s'alarme un habitant. Une angoisse justifiée puisqu'en Europe, l'Irlande est désormais le pays qui connaît le plus fort taux de propagation du virus. L'une des explications est sa proximité immédiate avec le Royaume-Uni, à commencer par l'Irlande du Nord, qui n'est qu'à une centaine de kilomètres de Dublin. 

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Et pour certains, difficile de comprendre les décisions gouvernementales quand la gestion de la crise diffère en fonction du pays : "Regardez l'Irlande du Nord juste à côté de nous, on a deux gouvernements et chacun à sa propre manière de faire. Ici les pubs sont fermés, et en Irlande du Nord, il y a des horaires d'ouverture possible. Comment voulez-vous qu'on y arrive ? Ça ne va pas s'arrêter", s'insurge par exemple un jeune homme, croisé dans la rue. Très pessimiste, il ajoute que la question n'est plus de savoir s'ils vont être contaminés mais plutôt quand cela va arriver. 

Selon les derniers chiffres, 31% des cas de contamination enregistrés dans le pays depuis le début de l'épidémie l'ont été la semaine dernière. Ce qui prouve l'aspect exponentiel de cette pandémie.

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