Covid-19 : malgré l'hécatombe au Brésil, Jair Bolsonaro exclut toujours un confinement national

Covid-19 : malgré l'hécatombe au Brésil, Jair Bolsonaro exclut toujours un confinement national

BILAN - Alors que Jair Bolsonaro refuse toujours de mettre en place toute mesure sanitaire, le pays s'enfonce dans la crise. Le 8 avril dernier, le pays a recensé plus de 4.000 morts, soit plus de deux morts toutes les minutes.

En moyenne ces sept derniers jours, le Brésil a recensé plus de 72.000 nouveaux cas quotidiens, selon le comptage de l'université Johns-Hopkins. C'était le 12 avril et ce n'était même pas un record pour ce pays de 212 millions d'habitants. S'il est troisième en nombre de cas, après l'Inde et les États-Unis, son taux de contamination est pour le moment loin de décroître et enregistre même une tendance à la hausse de 10% par rapport à la semaine dernière.

La troisième vague de l'épidémie frappe durement ce pays d'Amérique du Sud. La province de São Paulo est la plus touchée avec plus de 2,6 millions de cas sur les 13,48 millions que comptabilise le pays depuis le début de l'épidémie. Dans cette province du sud du pays, les pelleteuses s'activent jusqu'à la tombée de la nuit pour agrandir les cimetières.

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Un mois de mars particulièrement meurtrier

Car le pays compte le plus grand nombre de décès au monde, après les États-Unis. Jusqu'à 4.000 par jour, la semaine dernière. En mars, le Brésil a connu une hécatombe, avec plus de 66.000 vies fauchées par le virus, près du double de juillet, le pire mois de l'an dernier. Selon les experts, le variant brésilien du virus, nommée P1, est la principale cause de cette hausse spectaculaire du nombre des morts.

Ce variant est d'autant plus dangereux qu'il n'épargne pas les plus jeunes. En effet, une étude menée par l'Association brésilienne des soins intensifs (AIMB) révélait dimanche 11 avril que la majorité des Brésiliens souffrant du Covid-19 en soins intensifs avaient désormais moins de 40 ans, alors qu'ils n'étaient que 14,6% au début de la pandémie.  "Les malades plus jeunes, sans avoir eu d'autres maladies, présentent à leur arrivée aux soins intensifs des cas plus graves", a fait valoir le Dr. Ederlon Rezende, coordinateur de ce rapport.

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Alors que les hôpitaux se trouvent dans une situation "critique" dans 24 provinces sur 27 selon un rapport de l'institut de référence en santé publique Fiocruz et que la crainte de pénurie d'oxygène est présente, le président brésilien Jair Bolsonaro a exclu tout "confinement national". Les bars et les restaurants ont même réouvert vendredi dernier à Rio de Janeiro, alors même que le taux d'occupation des lits en soins intensifs dans l'ensemble de l'État reste au-dessus de 90%. Plus de 600 patients Covid étaient jeudi en attente d'un lit.

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