Crash Air Algérie : que peut-on apprendre des boîtes noires retrouvées ?

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CRASH DU VOL AH5017 - Plusieurs jours après la catastrophe aérienne qui a coûté la vie aux 118 personnes qui étaient à bord de l'avion d'Air Algérie, les deux boîtes noires ont été retrouvées et sont arrivées en France ce lundi matin. Que peut-on attendre de ces appareils, en route pour la France, afin de faire avancer l'enquête?

Elles contiennent des données primordiales pour l'enquête. Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali dans la nuit de mercredi à jeudi sont désormais entre les mains des experts. La deuxième boîte noire de l'appareil, un McDouglas-83, a en effet été retrouvée ce samedi par des experts de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) déployés dans la zone du crash, à environ 100 km de Gao au nord du pays. La première boîte noire avait déjà été récupérée et acheminée vendredi vers Gao par des militaires français. Les deux précieux objets sont arrivés lundi matin en France, a appris l'AFP auprès du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargé de les décrypter. Metronews vous explique ce que ces boîtes noires pourraient receler.

>> Crash du vol AH5017 : comment va se dérouler l'enquête? <<

  •  Enregistrement de toutes les données

Les boîtes noires - aussi appelées enregistreurs de vol - enregistrent toutes les données d'un vol, y compris les conversations dans le cockpit. Elles révèlent des informations cruciales et des axes d'enquêtes pour déterminer les causes d'un accident aérien.

Un avion commercial en possède deux, appelées DFDR (Digital flight Data Recorder) et CVR (Cockpit Voice Recorder). Le DFDR enregistre seconde par seconde tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol (vitesse, altitude, trajectoire, etc.). Le CVR conserve les conversations, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage. Une analyse acoustique poussée permet même de connaître le régime des moteurs.

  • Résistantes à toute épreuve - ou presque

Ces boîtes noires, introduites dans l'aviation à partir des années 1960, se trouvent à l'intérieur de boîtes métalliques particulièrement solides, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde.

Après 23 mois immergées à 3900 mètres de profondeur dans l'Océan atlantique, les données contenues dans les boîtes noires du vol Air France AF447 Rio-Paris avaient ainsi pu être intégralement recueillies, ce qui avait permis de lever le voile sur le mystère du crash du 1er juin 2009.

  •  Couleur vive pour être retrouvées

D'un poids de 7 à 10 kg chacune, elles sont en fait orange avec des bandes blanches réfléchissantes, afin de les retrouver plus facilement. Les données sont protégées par une enceinte blindée qui assure leur protection en les préservant des grandes immersions - jusqu'à 6.000 mètres - ou d'expositions à très forte température - 1 heure à 1.100°C.

Elles sont équipées d'une balise qui se déclenche en cas d'immersion et émet un signal à ultrason toutes les secondes pendant une durée d'au moins 30 jours consécutifs avec une portée de détection moyenne de 2 km.

  •   Un nom hérité du passé

Le support de données des tout premiers enregistreurs de vol était du papier photographique protégé dans une enceinte noire, d'où l'expression "boîte noire".

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