Crash de la Germanwings : l'étrange proposition de la Lufthansa aux familles des victimes

Crash de la Germanwings : l'étrange proposition de la Lufthansa aux familles des victimes

DirectLCI
DEAL - Selon un courrier consulté par le tabloïd allemand Bild, la compagnie aérienne aurait proposé un curieux accord aux proches des 150 personnes décédées dans le drame aérien du 24 mars 2015. Indignés par la proposition discutant le soutien psychologique, nombre d'entre eux l'ont refusée.

C'est une bien curieuse proposition que viennent de décliner plusieurs familles de victimes du crash de la Germanwings. Alors que la Lufthansa assurait jusqu'alors la prise en charge du soutien psychologique des proches, la compagnie aérienne leur aurait demandé de signer un accord les engageant à ne pas mettre en oeuvre des poursuites judiciaires, pour continuer d'en bénéficier. L'arrangement, formulé dans un courrier consulté par le tabloïd allemand Bild, a été confirmé par l'avocat d'un groupe de familles, qui représente plus de 200 personnes, à l'agence de presse allemande DPA. Ce dernier a fait savoir que ses clients, indignés par l'offre, n'ont rien signé.


"Malheureusement, la prise en charge de ce soutien psychologique va être utilisée par des avocats pour porter plainte contre Lufthansa. Pour cette raison, nous ne pouvons continuer à prendre en charge les thérapies que si nous avons l'assurance que cela ne sera pas utilisé contre nous", a précisé Lufthansa dans un communiqué, cité par DPA. D'ici fin mars 2017, le transporteur ne sera plus tenu d'assurer au nom de la loi allemande les coûts des psychothérapies, l'engagement valant pour deux ans à compter de la date du drame, précise le quotidien allemand Der Spiegel. Mais plusieurs familles avaient déjà demandé à la compagnie aérienne de continuer à prendre en charge les soins. 

En vidéo

Germanwings: le copilote Lubitz avait consulté 41 médecins, le problème du secret médical

Le 24 mars 2015, un Airbus A320 de la Germanwings qui reliait Barcelone (Espagne) à Düsseldorf (Allemagne) s'écrasait dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord. L’enquête allemande a conclu à la seule et unique responsabilité du copilote Andreas Lubitz, dépressif et suicidaire, qui avait profité de l’absence du commandant de bord dans le poste de pilotage pour s’y enfermer et précipiter l'appareil contre les montagnes alpines, tuant l’ensemble des passagers et du personnel de bord. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter