Crash de l'avion d'Air Algérie : ce que l'on sait des 54 passagers français

Crash de l'avion d'Air Algérie : ce que l'on sait des 54 passagers français
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CRASH DU VOL AH5017 - Près de la moitié des 118 personnes qui étaient à bord du MD-83 étaient des Français. Le crash de l'avion d'Air Algérie n'a malheureusement laissé aucun survivant et a endeuillé des familles de la Creuse, du Cantal, de la Loire-Atlantique et du Var notamment.

Ils étaient des humanitaires, des expatriés, ou des touristes. Leur disparition dans le crash de l'avion qui devait relier le Burkina Faso à l'Algérie dans la nuit de mercredi à jeudi a laissé des proches anéantis. On déplore 54 Français - en comptant les binationaux - selon un dernier bilan communiqué vendredi par le quai d'Orsay. Soit près de la moitié des 118 victimes qui ont péri cette nuit là au nord du Mali. Toutes les familles seront reçues samedi au Quai d'Orsay. Voici ce que l'on sait de quelques unes des victimes du crash.

>> Crash de l'avion d'Air Algérie : comment va se dérouler l'enquête ? <<

> Un pharmacien de Guéret a péri avec toute sa famille

Une famille de cinq personnes originaire de la Creuse, dont le père, un pharmacien de Guéret, était membre d'une association de développement au Burkina Faso, voyageait dans l'avion. Bertrand, 55 ans, son épouse Véronique et leurs trois garçons - un collégien et deux jumeaux étudiants - ont péri dans ce voyage retour qui devait faire escale à Alger.

"C'est difficile, très difficile, c'était un associé et un ami exceptionnel. On travaillait ensemble depuis 20 ans et on était amis depuis 40 ans, on a fait nos études ensemble", a confié aux journalistes de l'AFP son associé qui détenait avec lui la pharmacie de La Marche qui emploie 23 personnes.

Ce pharmacien était par ailleurs trésorier de l'association Guéret-Zitenga, un département burkinabè de 45.000 habitants jumelé avec la ville de Guéret depuis une dizaine d'années. La famille aurait effectué ce déplacement à titre privé. Le père de famille avait effectué son service national de 18 mois au Burkina et souhaitait "le faire découvrir à sa famille", a expliqué le maire de Guéret Michel Vergnier.

La ville-préfecture de la Creuse entretient des relations déjà anciennes avec cette région du Burkina-Faso. Une douzaine d'élus avaient effectué le déplacement au mois de novembre et Guéret apportait son aide en matière de scolarité par la construction de bâtiments, de santé,

> Un couple et deux jeunes des Vosges revenaient d'un chantier humanitaire

André, 60 ans, et Jutta, 56 ans, un couple d'éducateurs qui vivait à Raon-aux-Bois dans les Vosges revenait d'un chantier au Burkina Faso avec deux jeunes Français qu'ils encadraient. Le couple, parents de deux grandes filles, était parti le 2 juillet dans ce pays, où il se rendait régulièrement depuis 20 ans, pour prendre part à des chantiers humanitaires.

"Ils ont créé une association, Oxygène, en 1989, pour montrer aux jeunes que la vie pouvait être belle", a expliqué l'actuelle présidente de l'association. "C'étaient des gens extraordinaires. Ils s'occupaient de jeunes confiés par les services sociaux. Ils ont fait une cinquantaine de chantiers, dont beaucoup au Burkina. Nous sommes anéantis. Aussi bien au Burkina qu'ici, on se serre les coudes", a-t-elle ajouté.

> Dans le Var on pleure un retraité engagé dans une association

Jean-Marie, un retraité de la sécurité sociale de 70 ans était engagé depuis six ans dans l'association "Camélia Burkina", installée à Six-Fours-les-Plages dans le Var. Célibataire et sans enfant, cet homme originaire de la Seyne-sur-Mer, se trouvait en mission depuis le 23 mai à Koudougou, selon le quotidien régional Var Matin .

Selon la présidente de l'association, il travaillait auprès d'adolescents. Il "avait constitué une cellule d'aide scolaire et de préparation des jeunes aux examens. Mais au-delà de ça, il aidait les jeunes, souvent sans famille, en les nourrissant et les habillant".

> La commune de Menet dans le Cantal anéantie par la disparition d'une famille

Une famille originaire de la commune de Menet, dans le Cantal, figure parmi les victimes françaises de l'avion d'Air Algérie, a déclaré la mairie de la commune, confirmant une information du quotidien régional La Montagne .

"Les parents, Bruno et Caroline, revenaient d'un voyage au Burkina Faso, avec leurs deux enfants, Elno, 14 ans, et Chloé, 10 ans. Ils avaient passé quinze jours dans la famille maternelle", a expliqué la secrétaire de mairie de cette petite commune de 550 habitants. La grand-mère maternelle, qui vivait dans le Gard, figurerait également parmi les victimes probables. Elle voyageait avec les parents et les deux enfant, qui devaient atterrir à l'aéroport de Marseille.

"Tout le monde est anéanti dans la commune. On connaît tous la famille, qui habite en face de la mairie. Personne n'arrive à y croire, on a l'impression d'avoir fait un mauvais rêve", a confié l'employée municipale. Le père est animateur au centre Geneviève-Champsaur, à Riom-ès-Montagnes, spécialisé dans l'accueil de malades atteints de sclérose en plaques. La mère travaille elle à l'IME La Cascade, à Bort-les-Orgues (Corrèze). Le fils, Elno, vient de passer son brevet.

> Dix membres d'une même famille originaire de Rhône-Alpes étaient dans l'avion

Des membres d'une même famille habitant à Lorette (Loire), Lyon, Gex (Ain) et Chambéry (Savoie) ont été décimés dans le crash. "Il semblerait que 10 personnes de la même famille aient été à bord", selon les précisions d'une porte-parole de la préfecture de Rhône-Alpes, ajoutant que des vérifications étaient toujours en cours.

Les grands-parents, résidant à Lorette, dans la Loire, et à Lyon, voyageaient avec leurs deux fils, leurs belles-filles et leurs quatre petits-enfants, selon Le Progrès .

> Les parents, leurs quatre enfants et leur neveu de la région de Nantes étaient allés rendre visite à leur famille

Les parents, quatre enfants et un neveu avaient quitté leur famille de Ouagadougou pour rentrer chez eux, à Rouans, au sud de Nantes, selon Ouest-France . "Ce jeudi midi, j'ai quitté mon travail en apprenant la disparition de l'avion et j'ai allumé la télé, c'est comme ça que j'ai appris qu'ils faisaient partie des passagers", explique Amadou Ouedraogo, le frère du père de famille au quotidien régional.

"J'aurai au moins voulu avoir des informations sur le rapatriement des corps, comment ça se passe. Ils ont pris mes coordonnées et c'est tout. J'ai tout de même perdu 7 membres de ma famille dont mon jeune frère", a-t-il ajouté. Le père de 46 ans travaillait dans une centrale de distribution de Super U. Ses quatre enfants avaient entre 4 et 23 ans et son neveu de 21 ans venait de s'inscrire en master à Nantes.

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