Crash du vol AH 5017 : une zone isolée et inhospitalière

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Vol AH 5017 – Afin d'assurer le maintien des forces présentes sur la zone particulièrement inhospitalière du crash du vol AH 5017 d'importants moyens ont été acheminés lundi.

"Des conditions de travail extrêmement difficiles". Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est revenu lundi, lors d'une nouvelle conférence de presse, sur la zone du crash du vol AH 5017 au Mali et l'organisation des militaires et des enquêteurs sur place. Quelque 330 soldats devraient être présents, lundi soir, sur le lieu de la catastrophe qui a fait 118 victimes. Parmi les militaires chargés de sécuriser et préserver la zone, la majorité appartient aux forces françaises. A leur côté, des militaires maliens et d'autres incorporés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Afin de permettre le maintien sur place de ces hommes, un convoi devait acheminer lundi soir sur les lieux du drame les moyens de vie nécessaire, notamment des vivres et de l'eau en très grande quantité, a expliqué le Général Pierre de Villier, chef d'état-major des Armées. La chaleur est en effet "accablante" dans cette région subtropicale actuellement balayée régulièrement par d'intenses pluies.

Déconseillé de tenter de se rendre sur les lieux du crash

Des conditions particulièrement difficiles, accentuées par le caractère isolé de cette zone, située à 80 km de Gossi, mais dont le trajet nécessite huit heures par la route. Si la région n'est pas connue pour être une zone de combats, elle reste peu sûre, selon le chef d'état-major, qui a notamment déconseillé lundi à toutes personnes de tenter de s'y rendre par cette voie.

Les familles de victimes qui le souhaitent, elles, pourront se rendre sur place, a réaffirmé Laurent Fabius, alors que le travail de recherche et d'identification des victimes s'annonce long au regard du terrible spectacle qu'offre la zone du crash.
 

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