Crash du vol d'EgyptAir : où en est-on des recherches ?

Crash du vol d'EgyptAir : où en est-on des recherches ?
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ENQUÊTE - Plus d'une semaine après le drame, l'incertitude règne sur les causes du crash du vol MS804. Mais la position des boîtes noires se précise : selon Le Caire, un signal a été détecté, ce qui permettrait de réduire le périmètre de recherche.

Accident ou attentat ? Plus d'une semaine après le crash du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir le 19 mai, le mystère demeure entier. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est intervenu en personne, estimant qu'à ce stade "toutes les hypothèses sont possibles" et qu'aucune piste n'est privilégiée. Mais la recherche des boîtes noires, elle, se précise. Metronews fait le point sur les avancées de l'enquête. 

 Une explosion à bord ?
Selon des experts médico-légaux égyptiens cités par l’agence Associated Press mardi 24 mai, les autopsies réalisées sur les corps repêchés après le crash viennent confirmer l’hypothèse d' une explosion à bord. Un médecin légiste ayant analysé les quelque 80 bouts de cadavres transférés au Caire affirmerait que la taille très petite des membres accrédite la thèse d’une bombe. Faux, a répliqué l'institut chargé d'effectuer les autopsies : son directeur a affirmé que ces informations "n'étaient pas avérées", n'y voyant "que des hypothèses.

EN SAVOIR + >>  VIDEO - EgyptAir : qui sont les passagers de l'avion disparu ?

 Où sont les boîtes noires ? 
Les "boîtes noires", dont l'analyse permettra de comprendre ce qui s'est réellement passé, n'ont pas encore été exactement repérées entre la Crête et la côte nord de l'Egypte, où l'engin s'est abîmé. Le ministère de l'Aviation civile égyptien a toutefois fait état le 28 mai de la détection d'un signal d'urgence émis par l'avion, ce qui pourrait aider à réduire le périmètre de recherche.

Mais il faut faire vite car le "ping" des balises des deux enregistreurs n'émettra que 4 à 5 semaines dans l'eau, avant épuisement des batteries. Pour participer à cette course contre la montre, la France a déjà dépêché un patrouilleur de haute mer. Le ministère égyptien du Pétrole a également envoyé "un sous-marin capable de descendre à 3.000 mètres" pour localiser les enregistreurs, a indiqué le président Sissi. Toutefois, il ne sera pas possible de repêcher les boîtes noires avant au moins 12 jours, le temps qu'un navire spécialisé arrive sur place, ont indiqué des sources proches de l'enquête.

 Qu'a-t-on retrouvé pour le moment ?
L'armée égyptienne avait repêché vendredi 20 mai les premiers débris de l'appareil, un membre humain et des effets personnels des passagers. Le lendemain, quelques photos avaient été dévoilées : un sac à dos rose d'enfant, orné de papillons, un petit morceau de carlingue complètement déchiqueté, des revêtements de sièges lacérés et un gilet de sauvetage intact mais déplié. Un responsable du ministère de l'Aviation civile a toutefois affirmé qu'aucun corps n'avait été repêché.

 Quelle est la piste privilégiée ?
Jusqu'au 20 mai, le gouvernement égyptien mais aussi la grande majorité des experts penchaient pour la thèse de l'attentat. Or, plus d'une semaine après le drame du Paris-Le Caire, il n'y a eu aucune revendication. Mais davantage que cela, c'est la révélation le 21 mai que le système automatisé de l'appareil a émis, près de trois minutes durant, des alertes signalant de la fumée notamment à l'avant de l'appareil et des défaillances des systèmes électroniques gérant les commandes de vol, qui a réhabilité la thèse de l'incident technique. Même si rien n'exclut, selon les spécialistes, que la fumée soit la conséquence d'un incendie volontaire.

EN SAVOIR +
>>  Crash EgyptAir : quelles sont les hypothèses envisagées ?
>> Notre dossier consacré au crash du MS804

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