Crash du vol MS804 d’Egyptair : la seconde boîte noire a été retrouvée

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CATASTROPHE AERIENNE - Abîmé en mer Méditerranée le 19 mai dernier, l’A320 de la compagnie Egyptair a été localisé cette semaine, plusieurs morceaux de carlingue ayant été retrouvés. Tout s'est ensuite accéléré : la seconde boîte noire du cockpit a été retrouvée vendredi, après que la première a été repêchée la veille.

C'était une course contre la montre, car les deux boîtes noires devaient cesser d'émettre dans quelques jours. Elle est maintenant terminée. Près d’un mois après le crash en Méditerranée du vol MS804 de la compagnie EgyptAir, provoquant la mort de 66 personnes, dont 15 Français et 40 Egyptiens, la commission d’enquête égyptienne annonce ce vendredi que la deuxième boîte noir de l'appareil a été retrouvée. Il s'agit du Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol. Il "a été repêché en plusieurs morceaux", mais "la partie la plus importante, qui contient la mémoire de l'appareil" a pu être récupérée. Jeudi, c'est l'enregistreur de vol du cockpit qui avait été repêché. Lui aussi est endommagé, mais les équipes de recherche ont pu sauver l'unité de stockage, contenant les conversations des pilotes.

Tout s'est accéléré depuis que la commission a annoncé mercredi que des morceaux de la carlingue de l'avion avaient été localisés. Un navire de la compagnie française Deep Ocean Search (DOS) qui participe aux opérations de recherche, le "John Lethbridge", a "localisé plusieurs sites principaux où se trouvent des débris de la carlingue", annonçait le communiqué de la commission d'enquête. 

Un signal détecté le 1er juin dernier

Le "John Lethbridge", équipé d'un robot sous-marin capable de localiser et récupérer à grande profondeur les boîtes noires, était arrivé le 9 juin en Egypte pour rejoindre la zone du crash survenu le 15 mai dernier, entre l'île grecque de Crète et l'Egypte, alors que l'avion était parti de l'aéroport Charles-de-Gaulle pour rallier Le Caire. Un bâtiment de la Marine française, le Laplace, avait détecté le 1er juin le signal d'une des boîtes noires. 

L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Egypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique : des alertes automatiques avaient en effet été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit et une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes.

EN SAVOIR+

>> Crash de l'avion d'Egyptair : où en sont les recherches ?
>> Notre dossier consacré au crash du vol MS804

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