Liban : le réseau électrique redémarre

Un technicien contrôle un tableau électrique reliant des foyers à des générateurs d'électricité dans une banlieue de Beyrouth, le 23 juin 2021.

REDÉMARRAGE - Après une coupure générale, la compagnie nationale libanaise d'énergie a annoncé un retour du courant sur son réseau, après la livraison de 6 millions de litres de gazole par l'armée.

Plusieurs heures après l'annonce d'une coupure générale de courant, suite à la mise à l'arrêt de deux centrales électriques faute de carburant, le réseau électrique d'Électricité du Liban (EDL) est de nouveau en état de marche, a annoncé le ministre libanais de l'Énergie, Walid Fayad, le dimanche 10 octobre. "L'armée a remis (...) 6.000 kilolitres de gazole, répartis à parts égales entre les centrales de Deir Ammar et de Zahrani", a précisé le ministère dans un communiqué.  

Les centrales du réseau devraient être opérationnelles à compter de la mi-journée, avec une capacité de production à plein régime, soit deux heures de courant par jour seulement dans la plupart des régions libanaises, précise L'Orient-le-Jour. L'approvisionnement de l'armée, reçu samedi soir, permettra de réapprovisionner les centrales de la compagnie nationale pendant trois jours, une semaine après une autre panne générale dans le pays résorbée en plusieurs jours. 

Le ministre a également ajouté que les carences de productions devaient être compensées par deux centrales, au nord de Beyrouth et dans le sud. 

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La Banque du Liban (BDL) avait également débloqué 100 millions de dollars pour l'importation de fuel en vue d'élargir les plages horaires d'alimentation en courant, a précisé le ministre, cité par L'Orient-le-Jour. Le pays, plongé dans une crise économique historique, est soumis à des rationnements sévères d'électricité depuis des mois, tandis que les autorités peinent à trouver les fonds pour financer l'importation de fuel. 

Les générateurs privés, qui prennent habituellement le relais, font aussi les frais des pénuries de carburant. De surcroît, la BDL a levé ses subventions sur ces énergies, faisant grimper les prix, tandis que le système bancaire est miné par la dévaluation sans fin de la monnaie libanaise et les pénuries de devises étrangères. 

Le Liban compte désormais sur l'importation de gaz égyptien, via la Jordanie et la Syrie, tandis que le mouvement chiite Hezbollah mise sur les livraisons de fuel iranien. L'Irak a aussi signé un accord avec le pays du Cèdre pour faire livrer du pétrole en contrepartie de services médicaux.

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