Crise avec la Corée du Nord : après "le feu et la fureur", Trump fait encore monter la fièvre

ESCALADE VERBALE - Deux jours après avoir promis "le feu et la fureur" à la Corée du Nord, Donald Trump estime que cette menace n'était "peut-être pas assez dure".

Y a-t-il du Dr Folamour en Donald Trump ? Le président américain, à l'instar de ce scientifique avide de larguer une bombe nucléaire dans le ciel soviétique, dans le film éponyme de Stanley Kubrick, semble avoir une passion pour la menace nucléaire. L'ennemi a changé, cette fois, puisque c'est la Corée du Nord qui est ciblée par le milliardaire. 


Jeudi 10 août, depuis sa résidence estivale de Trump a refusé de mettre de l'eau dans son vin, après avoir menacé la Corée du Nord du "feu et de la fureur", alors que la dictature menée par Kim Jon Un était désormais en capacité d'embarquer une bombe nucléaire sur ses missiles. Très critiqué aux Etats-Unis, y compris chez les républicains, et réfréné à travers le monde (à l'exception de quelques pays, dont la France, qui a parlé de la "détermination" de Trump sur ce dossier), pour ses paroles sans mesure, le président milliardaire a répondu : "Franchement, à ceux qui remettent en question ma déclaration... est-ce que c'était trop dur, moi je pense que ce n'était peut-être pas assez dur", rapporte l'Associated Press

Excédé par les Nord-Coréens qui menacent désormais l'île américaine de Guam, située dans l'océan Pacifique et qui abrite une base militaire américaine, Donald Trump, qui juge que la Chine, principal partenaire économique du pays, pourrait en faire "beaucoup plus" sur ce sujet, a poursuivi : "Ils font ça à notre pays depuis longtemps, depuis de nombreuses années. Il est grand temps que quelqu'un fasse quelque chose pour les gens de notre pays et pour les gens d'autres pays. Donc s'il y a quelque chose [à reprocher] à ma déclaration, c'est qu'elle n'était pas assez forte."


S'il assure "ne jamais parler de [la possibilité d'un bombardement nucléaire]", Donald Trump ne peut pas s'empêcher de menacer : "Ils [les Nord-Coréens, ndlr] devraient être très nerveux. Des choses qu'ils n'auraient jamais cru possible vont leur, ok ? [Kim Jong-Un] a provoqué le monde depuis trop longtemps."

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