Crise des sous-marins : pour Nicolas Sarkozy, "entre alliés, ça ne se fait pas, c'est inadmissible"

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a réagi ce mardi à la crise des sous-marins qui secoue les relations diplomatiques entre la France, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni.

DIPLOMATIE - L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a réagi ce mardi à la crise des sous-marins qui secoue les relations entre la France, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni. Il a notamment soutenu la position d'Emmanuel Macron.

Interrogé sur la crise des sous-marins à la sortie d'une séance de dédicace de son livre à Neuilly mardi, l'ancien président Nicolas Sarkozy a estimé que "le président Macron a eu raison de réagir fermement. Entre alliés, ça ne se fait pas, c'est inadmissible". "Quand on est amis, ça donne des droits et des devoirs. Il va falloir en tirer les conséquences", a-t-il ajouté.

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Affaire des sous-marins : une crise inédite entre la France, l'Australie et les États-Unis

Silencieux jusqu'ici, Emmanuel Macron a fait monter la pression sur la crise des sous-marins et devra calibrer sa prise de parole pour ne pas risquer de voir sa gestion de l'affaire le handicaper lors de la présidentielle d'avril. Très impliqué dans les sujets de relations internationales, le chef de l'État a envoyé au front ses ministres régaliens Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Florence Parly (Armées) pour étriller les États-Unis et l'Australie, accusés d'avoir porté un "coup dans le dos" de la France en annulant le contrat de fournitures de sous-marins français à Canberra. 

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"Le chef de l’État s'exprimera au moment où il l'estimera opportun", a déclaré mardi la députée de la majorité présidentielle Aurore Bergé. Il devrait aussi parler par téléphone avec Joe Biden dans les prochains jours. 

Mercredi lors d'une réunion avec d'autres puissances à l'ONU, les ministres des Affaires étrangères américain et français, Antony Blinken et Jean-Yves Le Drian, ont l'occasion d'"échanger leurs points de vue", même si aucun tête-à-tête n'est encore programmé sur la crise qui oppose les deux pays alliés.

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