Crise en Catalogne : Carles Puigdemont renonce "de façon provisoire" à la présidence

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Indépendance de la Catalogne : la crise sans fin avec Madrid

CATALOGNE - Depuis son exil belge, le président destitué de la Catalogne, qui devait prendre la tête de la région, a annoncé dans une vidéo jeudi 1er mars qu'il renonçait à prendre sa propre succession, désignant pour le remplacer son numéro 2... emprisonné.

Fin janvier, la diffusion de ses textos échangés avec un ancien ministre laissaient déjà entrevoir la fin du chemin. Carles Puigdemont, à l'époque, s'était estimé "sacrifié" par ses camarades indépendantistes. Un peu plus d'un mois plus tard, force est de constater que ces messages, dont le leader indépendantiste avait par la suite démenti la portée, avaient tout de la prémonition. En effet, l'ancien président de Catalogne a annoncé jeudi 1er mars qu'il renonçait "de manière provisoire" à présenter sa candidature à l'investiture "comme président".

Vainqueur relatif des dernières élections régionales, le 20 décembre, Carles Puigdemont devait résoudre un dilemme difficile : quitter la Belgique, où il était reclus depuis que la justice espagnole a lancé des poursuites à son encontre pour rébellion et sédition, au lendemain de la déclaraton d'indépendance prononcée au Parlement catalan, le 27 octobre 2017, et passer alors par la case prison. Ou bien désigner, pour prendre sa place, un successeur. Un entre-deux étant impossible, la Cour constitutionnelle espagnole ayant jugé illégale une investiture à distance.

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C'est chose faite avec la désignation de Jordi Sánchez, le numéro 2 de sa liste aux élections catalanes. "Dans les conditions actuelles, c'est la seule façon de pouvoir former un nouveau gouvernement, le plus rapidement possible", s'est justifié Carles Puigdemont. Il reste toutefois une énigme : comment Jordi Sánchez, président d'une association indépendantiste, pourra-t-il former son gouvernement depuis... la prison ? La question devrait agiter les conversations en Catalogne, région qui est toujours, depuis la fin du mois d'octobre, sous la tutelle espagnole.

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