Crise en Ukraine : après Kiev, Hollande est à Moscou

Crise en Ukraine : après Kiev, Hollande est à Moscou

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CONFLIT - Après Kiev jeudi, Angela Merkel et François Hollande sont attendus à Moscou vendredi pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d'accepter leur plan de paix en Ukraine. Depuis quelques semaines, les bombardements se sont intensifiées, causant la morts de plusieurs dizaines de civils.

François Hollande et Angela Merkel doivent rencontrer Vladimir Poutine vendredi au Kremlin, pour lui présenter un plan de règlement du conflit en Ukraine qu’ils ont exposé, la veille, au président ukrainien, Petro Porochenko, lors d’un déplacement éclair à Kiev. Ce vendredi soir, ils vont tenter de convaincre le président russe d'accepter le nouveau plan de paix qu'ils ont défini dans l'urgence face à l'intensification des combats dans l'est de l'Ukraine .

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L'initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l'Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d'un conflit qui a fait plus de 5300 morts. La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations, que l'initiative franco-allemande "laisse espérer un cessez-le-feu" alors qu'environ 220 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats sur les seules trois dernières semaines.

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Garantie de l’intégrité territoriale de l’Ukraine

En cas de refus de Vladimir Poutine, certains pays, a prévenu François Hollande, pourraient décider de livrer des armes à l'Ukraine . De son côté, Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l'heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

Cette "nouvelle proposition de règlement sur le conflit" garantit "l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a assuré le chef de l'État français, tout en prévenant les Russes que le temps était désormais compté et que "l'option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment". Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung , mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de "conclure un cessez-le-feu immédiat" contre une "autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu'ici".

L’idée de la nouvelle proposition reste de "prendre en compte la souveraineté de l’Ukraine, tout en reconnaissant certaines réalités locales", alors que les séparatistes ont poussé leur avantage sur le terrain ces derniers jours.

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