VIDÉO - Accusé de viol, Cristiano Ronaldo dénonce des "fake news" sur Instagram

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SCANDALE - L’attaquant de la Juventus Turin a réagi aux accusations de viol de Kathryn Mayorga, une jeune Américaine. Sur Instagram, il a nié les faits et a accusé la femme de 34 ans de vouloir "se faire de la publicité sur (son) nom". De son côté, la police de Las Vegas a annoncé avoir rouvert l'enquête.

"Fake news", répond Cristiano Ronaldo aux accusations de viol auxquelles il fait face. Dans une vidéo diffusée en direct sur Instagram, le joueur de la Juventus Turin a riposté en dénonçant ses détracteurs : "Ils veulent se faire de la publicité sur mon nom. C'est normal. Ils veulent devenir célèbres".


La star mondiale du ballon rond est au cœur d’une nouvelle enquête. La plaignante, Kathryn Mayorga, affirme dans une plainte déposée dans l'Etat du Nevada que Ronaldo l'a sodomisée de force le 13 juin 2009 et a exercé des pressions pour lui faire signer un accord financier la contraignant au silence.  "La plainte de Mme Mayorga, les preuves physiques de son agression sexuelle (...) ne sont pas des ‘fake news’", a ainsi rétorqué son avocat, Leslie Stovall, dans un communiqué.

Pourquoi l'affaire refait-elle surface ?

L’Américaine de 34 ans a décidé de briser le silence imposé par le joueur en accordant une interview au journal allemand Der Spiegel. Elle souhaite ainsi "obtenir justice" mais aussi "encourager toutes les victimes d'agressions sexuelles" à poursuivre leurs auteurs, "aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître", a indiqué son avocat.


Le 13 juin 2009, la plaignante avait bien dénoncé un viol présumé à la police de Las Vegas, et fait l'objet d'un examen médical. "Mais à l'époque où la déposition avait été prise, la victime n'avait pas fourni aux détectives ni le lieu de l'incident, ni la description du suspect", a souligné lundi la police de Las Vegas, en réponse à une question de l'AFP sur cette affaire. La jeune femme avait simplement évoqué "un joueur de football célèbre".


Dans la nouvelle plainte au civil déposée le 27 septembre auprès du tribunal de Las Vegas, Kathryn Mayorga, explique avoir eu peur d’être "humiliée publiquement" et de subir des mesures de "rétorsion" de la part de la star. Les autorités ont donc rouvert l’enquête.

De quoi Ronaldo est-il accusé ?

Selon la jeune femme, les faits se seraient déroulés au Palms Hotel de Las Vegas le 13 juin 2009. En compagnie d’une amie, elle y aurait rencontré l’attaquant de la Juventus Turin qui les aurait toutes deux invitées dans sa suite pour passer la soirée. D’autres personnes y étaient déjà présentes.


Cristiano Ronaldo aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l'époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi. Celle-ci n'ayant pas de maillot de bain, il lui aurait proposé un short de sport et un tee-shirt, la menant à la salle de bains pour qu'elle puisse se changer.

   

Toujours selon ses dires, c'est pendant qu'elle se déshabillait que le footballeur a fait irruption dans la salle de bain, sexe apparent, pour lui demander une fellation. La jeune femme dit avoir refusé et tenté de quitter les lieux. Mais en sortant de la salle de bain, la star internationale l’aurait poussée sur un lit. Parce qu'elle se protégeait le sexe de ses mains pour éviter d'être pénétrée, il l'aurait sodomisée, alors qu'elle exprimait clairement son refus.


Après cette soirée, une "médiation privée" aurait été organisée entre les deux parties. Ces deux dernières se seraient accordées sur une transaction financière : un versement de 375.000 dollars en échange d'une confidentialité absolue, ainsi que l'abandon de toute procédure.


Les avocats de Kathryn Mayorga estiment aujourd’hui que cet accord est nul et non avenu, notamment en raison de l'état psychologique de leur cliente à l'époque et des pressions exercées à son encontre. Ils évoquent des "abus de faiblesse sur personne vulnérable".

La riposte de Ronaldo

Le joueur aurait engagé une équipe de "spécialistes de la protection de la réputation" pour organiser sa défense. Ils détiendraient des informations selon lesquelles la jeune femme avait sciemment eu une relation sexuelle avec le footballeur dans le but de le faire chanter.


Un avocat allemand agissant pour le compte de Ronaldo a également estimé que l’article du Spiegel  est "manifestement illégal". "Il viole les droits de notre client de manière exceptionnellement grave", a-t-il dénoncé dans un communiqué, promettant des poursuites contre le journal.

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