Critiqué par son camp, Joe Biden augmente finalement à 62.500 le nombre de réfugiés admis aux États-Unis

Critiqué par son camp, Joe Biden augmente finalement à 62.500 le nombre de réfugiés admis aux États-Unis

VOLTE-FACE - Mi-avril, le président américain avait annoncé conserver temporairement le plafond historiquement bas, fixé par Donald Trump, de 15.000 personnes. La décision avait provoqué un tollé au sein du camp démocrate.

Après des atermoiements qui lui avaient valu de vives critiques au sein de son camp, le président américain Joe Biden a finalement décidé ce lundi 4 mai de rompre avec l’administration Trump en faisant passer de 15.000 à 62.500 le nombre de réfugiés potentiellement admis aux États-Unis pour l'année en cours.

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"Aujourd'hui, je modifie le seuil d'admission annuel de réfugiés aux Etats-Unis qui passe à 62.500", a indiqué le locataire de la Maison Blanche dans un communiqué.

Nous travaillons d'arrache-pied pour réparer les dégâts des quatre dernières années- Joe Biden

Pour l'année prochaine, Joe Biden a fixé un seuil de 125.000 réfugiés, tout en soulignant que cet objectif, comme celui de l'année en cours, serait difficile à atteindre en raison du besoin de "reconstruire" le programme d'admission de réfugiés. Ce dernier ne concerne que des réfugiés sélectionnés par les agences de sécurité et de renseignement américains dans les camps de l'ONU à travers le monde pour être réinstallés aux Etats-Unis, essentiellement parmi les plus vulnérables.

"Nous travaillons d'arrache-pied pour réparer les dégâts des quatre dernières années", a affirmé le président des États-Unis. 

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Sa décision, mi-avril, de conserver temporairement le plafond historiquement bas de 15.000 personnes fixé par Donald Trump avait provoqué un tollé au sein du camp démocrate. Si le président démocrate a insisté sur le fait que sa décision effaçait le chiffre qui avait été fixé par son prédécesseur et qui "ne reflétait pas les valeurs de l'Amérique", il n'a pas évoqué l'imbroglio de ces dernières semaines.

La figure de l'aide gauche du parti, la députée Alexandria Ocasio-Cortez, avait en effet dénoncé un choix "absolument inacceptable". "Biden a promis d'accueillir les immigrés, et les gens ont voté pour lui sur la base de cette promesse. Conserver les politiques xénophobes et racistes de l'administration Trump" est "tout simplement mal", avait-elle alors tweeté.

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De son côté, Bob Menendez, président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui avait, dans un premier temps, dénoncé un nombre "terriblement bas", a salué l'annonce de ce lundi, y voyant une "étape importante" afin de protéger la "tradition" américaine de protection des réfugiés.

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