David Martinon, un ambassadeur sous très haute protection à Kaboul

International

SOUS HAUTE SURVEILLANCE - Le quotidien de diplomate français dans la capitale afghane est extrêmement dangereux. Reportage auprès de David Martinon, ambassadeur de France à Kaboul, à quelques jours de l'élection présidentielle en Afghanistan.

C'est une vie en alerte, entouré de sacs de sables, et vêtu en permanence d'un gilet pare-balles lors de ses déplacements. David Martinon est ambassadeur de France en Afghanistan, à Kaboul. Dans ce pays devenu l'un des plus dangereux de la planète, le travail de représentation du diplomate se fait avec cette contrainte permanente de la sécurité. 

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Sept policiers du Raid assurent sa protection quotidienne, et logent au sein de l'ambassade dans une chambre attenante à celle du diplomate. Dans la capitale de l'Afghanistan plus aucun quartier n'est sûr. Début septembre une attaque à l'explosif a eu lieu dans une zone où résidaient diplomates et ONG, la "zone verte", a fait seize morts et plus de 120 blessés. L'Afghanistan est le théâtre ces derniers jours d'une série d'attentats sanglants revendiqués pour la plupart par les talibans. Ils interviennent peu avant la tenue de l'élection présidentielle prévue le 28 septembre prochain.

Tâche délicate

C'est dans ce pays que le terrorisme fait le plus de morts. Pour David Martinon, la tâche est délicate. Ancien porte-parole de l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il avait également nommé en 2013 ambassadeur du numérique avant de prendre en 2018 le poste d'ambassadeur de France à Kaboul. Entre un rendez-vous avec un ancien chef de guerre, qui oeuvre désormais aux négociations pour la paix avec les talibans, et la visite au fils du commandant Massoud,  David Martinon détaille les trois objectifs principaux de sa mission dans le pays : "La lutte contre l'immigration irrégulière, la lutte contre le trafic international de stupéfiants, et la lutte contre le terrorisme". 

La campagne électorale pour la présidentielle afghane a été marquée par la décision le 7 septembre par Donald Trump d'abandonner les pourparlers avec les talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan. Mais elle prend place dans un climat de grave insécurité, à cause notamment des attaques d'insurgés, qui empêche la plupart des candidats de faire campagne sur le terrain.    

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