De nouvelles manifestations contre la junte militaire violemment réprimées en Birmanie

Des raids mortels ont été menés dimanche 7 mars contre les manifestants birmans.

VIOLENCES - Les forces de sécurité ont à nouveau réprimé violemment, dimanche 7 mars, des manifestations contre le coup d'État militaire en Birmanie. La répression a fait au moins un mort, et plusieurs blessés.

Les appels de la communauté internationale n'y changent rien. Les nouvelles manifestations organisées dimanche 7 mars contre le coup d'État militaire en Birmanie ont été violemment réprimées par les forces de sécurité, selon de nombreux témoignages recueillis par l'AFP, qui font état de plusieurs blessés et d'un partisan d'Aung San Suu Kyi battu à mort. 

Les forces de sécurité, déployées en nombre, ont fait usage de gaz lacrymogène, de munitions en caoutchouc, mais aussi de balles réelles pour disperser les rassemblements. Certains manifestants ont été blessés, notamment à Rangoun, la capitale économique où un homme de 20 ans a eu l'oreille arrachée, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux. A Mandalay (centre), où plusieurs contestataires ont été tués ces derniers jours, deux secouristes ont été touchés par des tirs ; l'un a réussi à s'échapper, l'autre a été emmené par la police, d'après leur collègue Yan Naing. Une manifestante a également été blessée. 

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Birmanie : un coup d'État et une répression sanglante

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Arrestations et tortures

A une centaine de kilomètres de là, à Bagan, un adolescent de 18 ans a reçu une balle en caoutchouc dans la mâchoire tandis qu'une femme a été atteinte à la jambe, a-t-on appris auprès des secouristes.

Parallèlement, les arrestations se sont poursuivies dimanche. Des raids des forces de sécurité ont eu lieu la nuit dernière à Rangoun contre des responsables de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'Aung San Suu Kyi. "On ne sait pas combien de personnes ont été interpellées", a déclaré Soe Win, un cadre du parti. Un représentant local de la LND, Khin Maung Latt, 58 ans, a été tué. "Battu puis emmené hors de son domicile, il n'a apparemment pas survécu au dur interrogatoire qu'il a subi", a déploré Tun Kyi, un ex-prisonnier politique. Un autre responsable de ce parti, Maung Maung, était aussi visé, mais les forces de sécurité ne l'ont pas trouvé. Son frère a été "torturé, car il n'y avait personne à arrêter", a raconté un ex-parlementaire de la LND.

Les médias d'Etat ont indiqué dimanche que les députés qui ne reconnaissent pas la légitimité du coup d'État et qui ont créé un comité pour représenter le gouvernement civil se rendaient coupables de "haute trahison", une peine passible de la peine de mort ou de 22 ans de détention.

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