Maroc : 11 personnes présentées à la justice après la mort d'un vendeur de poisson

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MAROC - Onze personnes ont été déférées devant un juge d'instruction dans le cadre de l'enquête sur la mort de Mouhcine Fikri. Elles sont accusées de "faux en écriture publique et homicide involontaire".

L'enquête sur la mort de Mouhcine Fikri, le vendeur de poissons broyé dans une benne à ordures, vendredi dernier au Maroc progresse. Onze personnes ont été déférées devant un juge d'instruction. Parmi elles, on trouve deux agents d'autorité, le délégué de la pêche maritime, le chef de service de la délégation de la pêche maritime et le médecin-chef du service de la médecine vétérinaire, avance le Huff Post Maghreb ce mardi 1er novembre.  Tous les cinq, ainsi que trois employés de la société de nettoyage, ont été placés en détention préventive.

Les onze personnes sont accusées de "faux en écriture publique et homicide involontaire". Un communiqué du procureur général, cité par l'agence MAP, explique que la décision de déférer ces onze personnes intervient à la suite de la réception du PV de l'enquête. Dans celle-ci, vingt personnes ont été auditionnées.

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    "Faux en écriture publique et homicide involontaire"

    Mouhcine Fikri est mort alors qu'il tentait de s'opposer à la saisie de 500kg d'espadon lui appartenant, jugés impropres à la consommation faute de document attestant leur origine. Les autorités ont donc saisi cette marchandise et ordonné sa destruction. Sauf que les autorités ont rédigé et envoyé leur procès-verbal avant que la destruction des poissons ait eu lieu. Ce qui constitue un "faux en écriture publique".

    Ensuite, un camion de ramassage des ordures est arrivé pour emporter les poissons. Mouhcine Fikri sera broyé par la benne à ordures. L'enquête montre qu'il n'y a pas eu d'agression contre la victime, d'où l'accusation d'"homicide involontaire".

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