Décret anti-immigration de Trump : pour Pierre Moscovici, l’Europe "est obligée de respecter le droit souverain des États-Unis"

Invité du Grand Jury, le commissaire européen Pierre Moscovici est revenu sur le décret anti-immigration signé par Donald Trump et a expliqué qu’il n’était pas possible d’aller contre les décisions prises par les États-Unis.

L’Europe ne s’opposera pas aux Etats-Unis de Donald Trump. Alors que le décret signé de l’autre côté de l’Atlantique visant à empêcher les ressortissants de sept pays musulmans d’entrer sur le territoire américain a été mis en place dans un flot de critiques et d’indignation, le commissaire européen Pierre Moscovici a affirmé qu’il n’était pas possible d’aller à l’encontre de cette décision. "Bien sûr que cela me choque, mais vous êtes dans une société de droit et vous êtes obligé de respecter le droit souverain des États-Unis", a-t-il expliqué dimanche dans l’émission Le Grand Jury. 


"Il faut l’appliquer (le droit) et c’est ce que font d’ailleurs les compagnies aériennes". Joint plus tôt dans la journée par LCI, Air France a tenu un discours sensiblement identique au commissaire européen, indiquant ne pas avoir le choix et donc être obligé de bloquer les passagers concernés.

Les Etats-Unis sont nos alliés et ça ne va pas changer avec ce présidentPierre Moscovici

L’ancien ministre français de l’Économie a par ailleurs refusé de condamner au nom de l’Europe la mesure prise par Donald Trump, mais a indiqué qu’elle devait lui opposer "(ses) propres valeurs". "Les États-Unis sont nos alliés […] et ça ne va pas changer avec ce président", s’est-il exprimé. "Je suis dans le 'wait and see' (attendre et voir)". D’après son commissaire aux Affaires économiques et monétaires, l’Union Européenne serait donc dans une position d’attente avant de se déclarer par rapport à la politique américaine qui se met en place.


Pierre Moscovici a tout de même précisé ne pas partager la politique migratoire engagée par le président américain. "Je préfère l’attitude d’Angela Merkel à celle de Donald Trump", a-t-il dit, en référence au choix assumé de la chancelière allemande d’ouvrir les frontières de son pays aux réfugiés fuyant notamment la guerre civile en Syrie. "C’est elle qui est dans la vérité".

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