Jair Bolsonaro suggère à un journaliste de "faire caca un jour sur deux" pour préserver l’environnement au Brésil

International

Toute L'info sur

Jair Bolsonaro et l'extrême-droite s'installent à la tête du Brésil

LA BELLE IDÉE – A un journaliste qui lui a posé une question sur la préservation de l’environnement, Jair Bolsonaro a conseillé ce vendredi de "manger moins" et "faire caca un jour sur deux". Avant d’enchaîner sur une réflexion sexiste et évoquer une "politique de planning familial".

Climatosceptique notoire, Jair Bolsonaro a fait une sortie qui devrait rester dans les annales. Ce vendredi 9 août, le chef d'Etat brésilien a ainsi suggéré à un journaliste de "faire caca un jour sur deux", et ce pour l'écologie . Interrogé à la sortie du palais présidentiel d'Alvorado sur les objectifs de croissance du Brésil - essentiellement basés sur l’agroalimentaire - et leur compatibilité avec la préservation de l’environnement, le président d’extrême droite a préféré ironisé, estimant que "manger un peu moins" pourrait sauver la planète et serait bénéfique "pour tout le monde" puisque cela rimerait aussi avec moins d’excréments. 

Le dirigeant, qui a fait campagne en soutenant l'industrie agroalimentaire, a enchaîné sur un autre commentaire pouvant prêter à polémique, en encourageant à une "planification des naissances". "Quand on voit que la population mondiale augmente de plus de 70 millions par an, il faut une politique de planning familial." Car au-delà de toutes ces nouvelles bouches à nourrir, le président estime que le nombre d'enfants dans une famille est inversement proportionnel au niveau d’éducation des parents. Et bien qu'il ait lui même cinq enfants, Jair Bolsonaro se considère évidemment comme "l'exception à la règle". 

Pour clôturer le tout, celui qui s’est fait connaitre en France en accusant la BD Titeuf de promouvoir l’homosexualité, a ajouté des propos sexistes à ses déclarations du jour. Alors que des chiffres alarmants de la déforestation de l'Amazonie font état d'une explosion de 278% en juillet par rapport au même mois de l'année dernière, le président a balayé les critiques d’un revers de main, y voyant des arguments pour alimenter la guerre commerciale. "Pourquoi critiquent-ils l’Amazonie ? Eh bien, car ils la veulent", a-t-il lancé avant de faire une comparaison douteuse : "C'est comme pour une femme, personne ne dit qu’elle est laide si elle n'est pas jolie."

En vidéo

Quand Jair Bolsonaro provoque le malaise sur Twitter

Un genre de sortie qui fait désormais partie du quotidien brésilien. Lundi, celui qui remet en causes les chiffres officiels de la déforestation qualifiait ainsi de "mauvais Brésiliens" ceux qui "osent faire campagne avec des données mensongères sur notre Amazonie". La semaine précédente, il avait limogé le directeur de l'INPE, organisme chargé d’évaluer la plus grande forêt tropicale du monde à l'aide de données satellites.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter