Déraillement d’un train au Cameroun : le groupe Bolloré va verser 2 300 euros par famille

Déraillement d’un train au Cameroun : le groupe Bolloré va verser 2 300 euros par famille
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INDEMNISATION - D’après l’agence Ecofin, à la suite de l’accident de train du 21 octobre dernier à Eseka au Cameroun, le groupe Bolloré, qui est propriétaire de la société de transport Camrail, a décidé, avec son assureur, d’accorder 1,5 million de FCFA (2 300 euros) par victime pour les frais funéraires.

2 300 euros par famille. 2 300 euros pour un mort. C’est l’indemnisation que devrait verser le groupe Bolloré aux familles des victimes de la catastrophe ferroviaire qui a eu lieu au Cameroun, vendredi 21 octobre dernier. Le train qui assurait la liaison entre Yaoundé et la ville de Douala était bondé lorsqu'il a déraillé, faisant 79 morts et 550 blessés.


D’après l’agence Ecofin, le groupe Bolloré, qui est propriétaire de la société de transport Camrail, a convenu "de la mise à disposition d’un montant de 1,5 million de FCFA (2 300 euros) par victime pour les frais funéraires". "Les ayants-droit des personnes décédées sont en effet priés de se munir d’un certificat de décès et de la copie certifiée de la Carte nationale d’identité", indique la société Comrail.

Deux enquêtes ouvertes

Deux enquêtes, l'une gouvernementale, l'autre judiciaire, ont été ouvertes pour "déterminer les causes" de la catastrophe ferroviaire et en "établir les responsabilités".


Pour rappel, le groupe Bolloré avait, lui, réclamé en juillet dernier 50 millions d’euros à France 2, estimant que l’émission Complément d’enquête, tournée sur les activités de ses entreprises, lui avait causé un préjudice de ce montant-là. Il dénonçait "une volonté avérée de lui nuire en le dénigrant gravement". 


"Afin de mettre un terme à cette campagne insidieuse et de protéger tant les intérêts de ses salariés que de ses actionnaires, le groupe Bolloré a assigné France 2 afin d’obtenir réparation devant le tribunal de commerce de Paris de son préjudice évalué à 50 millions d’euros”, expliquait le groupe dans un communiqué en juillet 2016. Une manière d’ailleurs, en assignant devant le tribunal de commerce et non devant le tribunal correctionnel, qui se prononce donc sur la forme et non le fond du dossier, de donner un avertissement aux médias, et les décourager de plonger à nouveau le nez dans leurs affaires. 

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