Des citoyens ont permis d'arrêter huit criminels parmi les plus recherchés d'Europe

Des citoyens ont permis d'arrêter huit criminels parmi les plus recherchés d'Europe

FUGITIFS - Depuis son lancement il y a six mois, la plateforme d’Europol "Most Wanted" a permis l’arrestation de huit criminels parmi les plus recherchés d’Europe grâce à des informations transmises par le grand public. En tout, 14 fugitifs affichés sur le site internet ont été interpellés. Il reste 28 individus en cavale à retrouver de la liste originelle diffusée le 29 janvier.

Salah Abdeslam figurait sur la liste. Comme lui, 13 autres fugitifs, présentés comme les criminels les plus recherchés d’Europe et inscrits sur la plateforme européenne "Most Wanted" , ont été arrêtés depuis le lancement de cette liste de fugitifs diffusée au niveau européen, le 29 janvier dernier. Un dispositif inédit, avec une particularité : la possibilité offerte au grand public de transmettre des renseignements aux policiers des 28 pays membres de l’Union européenne.

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En six mois, au moins huit fugitifs ont ainsi été localisés grâce aux renseignements fournis par les citoyens : un chef d’une organisation criminelle recherché par la Slovaquie, un violeur en série condamné à 25 ans de prison en Belgique, deux assassins recherchés par le Danemark, un braqueur en fuite recherché par la Lituanie ou encore deux autres meurtriers qui intéressaient les Bulgares, a annoncé ce vendredi 29 juillet l’Office européen de police Europol.

Deux Français recherchés

Sur les trois noms fournis par la France, seul un a été appréhendé : Salah Abdeslam. "Mais cela n’a pas été le fait d’informations émanant du public", précise auprès de metronews le commandant Bruno Le Boursicaud, numéro 2 de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF). Deux autres Français sont dans cette liste : Dominique Delattre, condamné à 13 ans de prison pour des vols à main armée et évadé en 2000 de la maison d’arrêt de Nîmes, ainsi que David Gras, un autre braqueur multirécidiviste.

"Nous avons reçu des remontées d’informations du public sur ces deux hommes. Mais, pour l’instant, les renseignements n’ont pas abouti à des interpellations", poursuit le commandant de police. La médiatisation de ces affaires permet aux policiers de récolter des indices et de "fermer des pistes d’enquête". Surtout, d’échanger au niveau européen des informations. Ainsi,  Gregorian Bivolaru, un des Roumains les plus recherchés d’Europe  condamné à 6 ans de prison dans son pays pour exploitation sexuelle de mineurs et pornographie infantile, a pu être arrêté, porte de Champerret à Paris le 26 février dernier.

Nouveaux noms à la rentrée

Six mois après la mise en place de la plateforme, les autorités policières songent à faire évoluer la liste de recherches. De la liste originelle, il reste 28 individus en cavale à retrouver. Chaque pays peut transmettre deux noms, voire trois en fonction de l’actualité ou d’un fugitif emblématique, comme cela a été le cas pour Salah Abdeslam, suspecté d’avoir participé aux attentats du 13 novembre à Paris et interpellé en Belgique en mars.

Dès la rentrée de septembre, les fugitifs français David Gras et Dominique Delattre seront sans doute retirés de la liste et échangés contre d’autres criminels en cavale. "La responsabilité des noms incombent aux pays membres. Tout l’intérêt du site réside dans l’afflux de renseignements que nous exploitons par la suite. On voit qu’il y a des résultats. Il faut essayer pour d’autres fugitifs", complète le policier. D’autant que les citoyens peuvent, s’ils le souhaitent, transmettre dans le formulaire des renseignements tout en garantissant leur anonymat.

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