Des députés brésiliens soumettent au vote du Congrès un amendement pour interdire les IVG en cas de viol

Des députés brésiliens soumettent au vote du Congrès un amendement pour interdire les IVG en cas de viol

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DROITS DES FEMMES - Dix-huit députés brésiliens, tous des hommes, ont voté en commission pour l’interdiction des interruptions volontaires de grossesse en cas de viol ou de risque pour la santé des femmes. Leur amendement va être soumis au vote du Congrès brésilien.

Après avoir voté pour l'interdiction des IVG pour les victimes de viol et les femmes dont la grossesse présente un risque pour leur santé, les députés ont entonné "oui à la vie, non à l’avortement". L’un d’entre eux a même brandi la réplique d’un fœtus et a déclaré que l’avortement était "satanique". Ces scènes ont eu lieu au Brésil, lors d’une réunion d’une commission des lois spéciale rassemblée par les chrétiens évangéliques. La seule femme présente lors de cette réunion, la travailliste Erika Kokay, a été la seule à se prononcer contre l’interdiction. 

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Un amendement qui a peu de chance d'être adopté, mais...

Cet amendement va être soumis à un vote complet à la chambre basse du Congrès brésilien. Il faudra, pour qu’il soit adopté et devienne une loi, que les deux tiers des deux chambres votent en sa faveur. La mesure a peu de chance de passer, sauf si la coalition gouvernementale est prête à faire des compromis sur ce sujet pour obtenir de l’aide sur d’autres projets.


Au Brésil, l’avortement est illégal sauf si la grossesse est le résultat d’un viol ou est risquée pour la vie de la femme. En 2012, la Cour suprême avait autorisé les avortements pour les fœtus ayant développé une anencéphalie (malformation congénitale du système nerveux). 

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